Le taux de réussite du permis théorique en Wallonie
- Session : 2024-2025
- Année : 2025
- N° : 511 (2024-2025) 1
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Question écrite du 24/03/2025
- de MAUEL Christine
- à DESQUESNES François, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux
Il y a trois semaines, M. le Ministre a mis en lumière le manque de préparation de nombreux candidats à l'examen théorique du permis de conduire. Pour remédier à cette situation, il a intégré un pédagogue-docimologue à l'équipe chargée de la validation des questions d'examen, afin de les rendre plus compréhensibles sans faciliter l'obtention du permis.
Les taux de réussite, qui varient considérablement entre les centres, avec Louvain-la-Neuve en tête (46,9 %) et Lobbes en queue (29,1 %). Les centres de Couillet, Mariembourg et Braine-le-Comte ont enregistré une baisse significative de leurs taux de réussite entre 2023 et 2024. Mme Demattia, de l'Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR), insiste sur l'importance d'une bonne préparation et d'une compréhension approfondie des règles de circulation.
À Eupen, où le taux de réussite est également bas, nous constatons que la plupart des sites de simulation et d'information ne sont pas traduits en allemand. Cela complique l'obtention du permis théorique pour les germanophones, qui doivent souvent passer par l'auto-école pour apprendre la matière en allemand.
Quelles mesures spécifiques M. le Ministre envisage-t-il de mettre en place pour soutenir les candidats dans les régions où les taux de réussite sont particulièrement bas, notamment à Eupen et dans la Communauté germanophone ?
Envisage-t-il des initiatives locales, telles que des ateliers de préparation ou des ressources pédagogiques adaptées, pour mieux accompagner ces candidats ?
De plus, étant donné que l'allemand est la langue principale en Communauté germanophone et que la plupart des cours et sites d'information ne sont pas disponibles dans cette langue, comment M. le Ministre compte-t-il remédier à cette situation pour garantir une préparation adéquate des candidats ?
Réponse du 10/04/2025
Les candidats doivent être traités sur un pied d’égalité et l’examen doit demeurer identique dans l’ensemble de la Wallonie.
Le service EMSR (éducation à la mobilité et à la sécurité routière), au sein du SPW Mobilité et Infrastructure, informe et prodigue des conseils à destination du milieu scolaire. Des ateliers scolaires peuvent être organisés par des associations et/ou la Police dans les écoles secondaires.
Un projet pilote est entré en vigueur au mois de novembre dernier créant une session d’examen dite « adaptée », aux côtés de la session « spéciale » remodelée et destinée aux personnes ayant des difficultés d’apprentissage. La session « adaptée » s’adresse aux personnes qui ne maîtrisent pas suffisamment une des langues de l’examen. Celles-ci peuvent, après avoir rempli les conditions d’obtention de l’attestation pour recourir à cet examen, bénéficier d’aménagements dans le déroulement de l’examen théorique, notamment grâce à un temps de réponse de 20 secondes par question (contre 15 secondes en session ordinaire), une double lecture orale des questions/propositions par un examinateur, ou encore la possibilité d’obtenir certaines explications ou reformulations pour les termes dont la compréhension serait difficile.
J’ai pu récemment m’entretenir avec le Ministre-Président de la Communauté germanophone au sujet des difficultés rencontrées dans la traduction en allemand de certaines questions d’examen. Je lui ai précisé qu’une personne d’origine germanophone était présente dans la Commission chargée de valider les questions d’examens et qu’un travail était fait pour rendre ces questions plus compréhensibles.
Concernant la disponibilité des cours en langue allemande, elle relève des auto-écoles. Les sites d’information des organismes chargés des examens sont disponibles en langue allemande. Par ailleurs les informations sur le permis de conduire sur le site officiel Wallonie.be sont disponibles en allemand.
Pour les cours et site d’information émanant de sociétés privées, l’initiative d’une traduction en allemand leur incombe.
Quant à la mise sur pied d’ateliers de préparation ou de ressources pédagogiques, il s’agit d’une initiative à prendre au niveau local ou qui relèverait, le cas échéant, des compétences de la Communauté germanophone et/ou de la Fédération Wallonie Bruxelles.