à COPPIETERS Yves, Ministre de la Santé, de l'Environnement, des Solidarités et de l'Economie sociale
Ce 14 octobre se tenait dans les locaux de ce parlement, les 50 ans de l'APEPA, l'Association de parents pour l'épanouissement des personnes autistes.
Un enfant sur 60 est touché par un trouble du spectre autistique (TSA). Les familles, les professionnels de santé et les enseignants font face à un système souvent surchargé et inégalitaire. Les délais pour obtenir un diagnostic sont longs, et l'accès aux soins est restreint, ce qui complique la vie des familles et engendre stress et épuisement chez les parents. Pourtant, une détection précoce et un soutien adapté peuvent changer la donne. Accéder à un diagnostic, à une prise en charge adéquate ainsi qu'à un accompagnement familial reste un véritable parcours du combattant. Les listes d'attente s'allongent, les ressources sont limitées, et l'épuisement se fait sentir de plus en plus. Lors des 50 ans de l'APEPA, M. le Ministre a évoqué le futur plan Autisme.
Pourrait-il nous indiquer comment il se construit et quelles en sont les échéances ?
Quelles mesures concrètes sont en œuvre pour réduire les délais de prise en charge ?
Réponse du 17/11/2025
de COPPIETERS Yves
La question de l’honorable membre fait écho aux constats partagés lors de la célébration des 50 ans de l’APEPA, ici même dans ce Parlement.
Elle a raison : un enfant sur 60 est concerné par un trouble du spectre autistique, et les familles font face à un système souvent surchargé, fragmenté, et inégalitaire.
Les délais pour obtenir un diagnostic sont trop longs, les ressources limitées, et les parcours de soins trop complexes. Cela engendre un stress considérable et un épuisement réel chez les parents.
C’est précisément pour répondre à ces défis que le futur plan Autisme est en cours d’élaboration, en étroite collaboration entre mon cabinet et l’administration.
Ce plan reposera sur plusieurs priorités concrètes que je souhaite proposer à mes partenaires de Gouvernement : 1. Un dépistage plus précoce : Nous voulons renforcer la formation des professionnels de première ligne - dans la petite enfance, la santé et l’enseignement - pour mieux repérer les signes dès le plus jeune âge. Cela implique une meilleure articulation entre l’AVIQ, l’ONE et les services éducatifs. 2. La réduction des délais de diagnostic et de prise en charge en travaillant à fluidifier les parcours, à renforcer les capacités des services spécialisés, et à éviter les ruptures qui plongent trop de familles dans la détresse. 3. Une meilleure coordination entre les acteurs : Services REVA, structures d’accueil de jour, écoles, pédopsychiatrie, dispositifs résidentiels… Tous doivent pouvoir coopérer pour garantir un accompagnement cohérent et continu. 4. L’inclusion professionnelle en soutenant les dispositifs qui facilitent l’accès à l’emploi des personnes autistes, en valorisant leurs compétences et en sensibilisant les employeurs.
Le 23 octobre, lors de la toute dernière rencontre entre mon cabinet et l’administration, il a été convenu que l’AViQ réalise un état des lieux et une cartographie précise des offres et services existants en matière d’autisme.
Cette étape, qui n’a encore jamais été menée de manière exhaustive, me semble être le point de départ indispensable pour construire un plan cohérent, structuré et progressif.
C’est sur cette base que nous pourrons identifier les manques, valoriser les bonnes pratiques, et échelonner les priorités du futur plan Autisme.