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L'avenir des parcs nationaux

  • Session : 2024-2025
  • Année : 2024
  • N° : 16 (2024-2025) 1

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  • Question écrite du 04/10/2024
    • de FONTAINE Eddy
    • à DALCQ Anne-Catherine, Ministre de l'Agriculture et de la Ruralité
    Relativement à l'avenir des parcs nationaux, la DPR nous apprend que : « le Gouvernement poursuivra la mise en place des parcs nationaux et veillera à l'élaboration d'un modèle permettant une autonomie financière ».

    Sachant qu'il s'agit de projets financés à travers le Plan de relance, comment Madame la Ministre envisage-t-elle leur avenir à l'aune de son évaluation dudit plan ?

    À travers leur dossier de candidature, les parcs devaient démontrer leur autonomie financière à partir de 2026. Où en est-on aujourd'hui à ce sujet ? Les parcs tels qu'ils existent sont-ils viables en dehors de toute intervention régionale ?

    La décision du Gouvernement de lancement de ce projet se basait sur un potentiel de 5 000 emplois directs et indirects par parc. Qu'en est-il aujourd'hui ?

    Dispose-t-elle d'informations actualisées sur l'impact socio-économique et en termes d'emplois plus précisément, des parcs nationaux ?

    Par ailleurs, en janvier dernier, j'interrogeais sa prédécesseure à ce sujet. Elle évoquait un retour sur investissement de 10 euros pour 1 euro investi. Madame la Ministre confirme-t-elle ce chiffre ?
  • Réponse du 28/10/2024
    • de DALCQ Anne-Catherine
    Le projet de création de deux parcs nationaux proposée par ma prédécesseur dans le cadre du plan national de relance et de résilience s’appuyait notamment sur l’expérience du parc national de Haute Campine qui a permis de créer 5 000 emplois directs et indirects en 20 ans.

    La sélection des deux parcs nationaux le 22 décembre 2022 prévoyait notamment un impact significatif en termes d’emploi sur les territoires concernés, via le développement d’une économie basée sur la nature et la consolidation d’emplois existants, dans les alentours du périmètre des deux parcs nationaux et dans une large zone d’influence.

    En ce qui concerne le retour sur investissement, différentes études internationales ont déterminé qu’un euro investi dans un parc national générait 10 euros de retour dans l’économie locale.

    À ce stade, les parcs nationaux ayant encore jusque 2026 pour réaliser ce plan d’investissement, il est trop tôt pour mesurer les effets des deux parcs nationaux wallons, à la fois sur les impacts économiques, sociaux et environnementaux.
    Il n’appartient pas directement aux administrations de la Nature ou du Tourisme de mesurer tous les effets ou retombées socioéconomiques et environnementales de la réalisation de ces projets. La décision du Gouvernement du 22 décembre 2022 prévoyait par contre un accompagnement spécifique des deux parcs sur le plan socioéconomique.

    Le développement d’indicateurs de suivi est d’ailleurs en cours puisqu’un marché de monitoring et recherche socio-économique vient d’être attribué dans l’un des parcs et a pour objectif de pouvoir suivre l’évolution de ces indicateurs dans le temps et de pouvoir évaluer l’impact de la création du parc national à plus long terme.

    D’autre part, des résultats de l’Observatoire Wallon du Tourisme concernant le développement d’indicateurs socio-économiques spécifiques aux territoires des parcs nationaux sont attendus et permettront de rendre compte de ces impacts également.

    La création de deux Parcs nationaux wallons représente un véritable challenge quotidien pour les opérateurs. Ceux-ci explorent plusieurs pistes pour assurer un autofinancement comme des partenariats avec des entreprises, du mécénat et de la philanthropie, une participation financière des usagers ou des recettes via des activités propres.

    Les parcs nationaux ont bien sûr un ancrage et un lien avec la nature et la biodiversité fort. Ces projets doivent être le moteur d’une dynamique de territoire qui permettra de mener des actions positives en matière de restauration et de préservation.

    Ils ont aussi un potentiel important en matière de sensibilisation et de valorisation en apportant une contribution importante au développement local. Les parcs nationaux contribueront au renforcement de l’image de la Wallonie au niveau international en tant que destination attractive grâce à ses richesses naturelles, paysagères et patrimoniales. Les deux parcs disposent d’ailleurs maintenant d’une identité graphique qui assurera la cohérence visuelle sur les deux territoires et servira de guide dans leur communication.

    Je suis donc pleinement attentive au suivi de ces projets, tant sur le plan de la nature que de leur autonomie financière. Et la première étape, comme indiqué dans la DPR, passe par la poursuite de la mise en place des deux parcs.