/

La mise en oeuvre de la résolution du Parlement du 4 mai 2022 relative à une plus grande sensibilisation et à une amélioration de la recherche pour une meilleure prise en charge de l'endométriose

  • Session : 2024-2025
  • Année : 2024
  • N° : 45 (2024-2025) 1

2 élément(s) trouvé(s).

  • Question écrite du 22/10/2024
    • de LAZARON Geneviève
    • à COPPIETERS Yves, Ministre de la Santé, de l'Environnement, des Solidarités et de l'Economie sociale
    Le 4 mai 2022, le Parlement wallon adoptait une résolution relative à une plus grande sensibilisation et à une amélioration de la recherche pour une meilleure prise en charge de l'endométriose, une maladie touchant environ 600 000 femmes en Belgique.

    Cette résolution, portée par Mesdames Ryckmans, Roberty, Sobry, Pécriaux, Durenne et Vandorpe, appelait le Gouvernement wallon à prendre des mesures concrètes pour améliorer le diagnostic, l'information, les traitements et la prise en charge globale de cette maladie.

    Ces demandes, toujours d'actualité, visaient à donner un nouvel élan à la lutte contre l'endométriose en Wallonie.

    Pouvez-vous communiquer les avancées concrètes et détaillées réalisées depuis lors pour répondre aux sept demandes énoncées, individuellement ou collectivement ?

    Une telle présentation nous permettra de mieux évaluer les actions menées par la Wallonie et d'identifier les éventuels axes d'amélioration.
  • Réponse du 10/12/2024
    • de COPPIETERS Yves
    La résolution adoptée par le Parlement en mai 2022 demandait au Gouvernement de :
    1. Porter la question de l’endométriose en CIM Santé afin d’élaborer une stratégie complète et commune de prise en charge de cette maladie ;
    2. Soutenir l’organisation de campagnes de prévention et de sensibilisation ;
    3. Intégrer la thématique dans les offres des modules thématiques qui seront labellisés à la suite de la refonte du protocole EVRAS ;
    4. Plaider auprès du Gouvernement de la FWB pour renforcer la formation et la sensibilisation des prestataires de soins ;
    5. Sensibiliser les acteurs des centres de planning familial ;
    6. Encourager les recherches en mobilisant des moyens financiers ;
    7. Plaider auprès du Gouvernement fédéral afin de mieux communiquer et de former les différents acteurs du monde du travail sur les conséquences de l’endométriose au travail et d’en faire un enjeu de santé au travail.

    Pour le point 1, je n’ai pas encore eu l’occasion de mettre ce point à l’ordre du jour de la CIM santé. Je ne suis pas contre le fait d’initier effectivement une réflexion sur l’endométriose à ce niveau pour permettre une approche globale.

    Pour le point 2, une campagne de sensibilisation à l’endométriose pour la faire connaitre du grand public serait en effet utile. Il faut par exemple faire savoir aux femmes que l’endométriose peut être une cause de règles douloureuses. Il me semble aussi pertinent d’améliorer les connaissances des professionnels sur cette maladie afin que les personnes qui en souffrent soient mieux prises en charge et comprises.

    Comme l’honorable membre le sait, nous sommes en train de travailler à l’évaluation de la programmation de la promotion de la santé. S’il s’avère que la promotion de la santé dans ce domaine de l’endométriose n’est pas suffisante, nous ajusterons les moyens.

    Pour ce qui est des contenus des animations EVRAS, l’endométriose est un sujet possible des modules proposés par le Guide EVRAS sur lequel les acteurs labélisés se basent. Cependant, les jeunes n’auront pas l’information si la demande, qui émane de l’école, ne concerne pas cette thématique. Le sujet de l’endométriose est proposé dans deux modules (Décrire les modifications de la paroi utérine lors d’un cycle menstruel accessible aux 9-11 ans ; S’approprier les modifications anatomiques et physiologiques liées à la puberté et la capacité de reproduction qui en découle accessible aux 12-14 ans). Le point 3 est donc déjà pris en compte via les contenus du guide EVRAS.