L'insuffisance des places de stationnement pour poids lourds sur les aires autoroutières wallonnes
Session : 2024-2025
Année : 2025
N° : 276 (2024-2025) 1
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Question écrite du 15/01/2025
de FONTAINE Eddy
à DESQUESNES François, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux
La problématique du manque de places de stationnement pour les poids lourds sur les aires autoroutières wallonnes, comme récemment illustré sur la E40 à Crisnée, est de plus en plus préoccupante. Selon le « Livre noir des parkings autoroutiers belges » publié par l'UBT-FGTB, près de 90 % des chauffeurs peinent à trouver un emplacement pour passer la nuit. Cette situation contraint souvent les conducteurs à stationner en des lieux inappropriés, comme la bande d'arrêt d'urgence, augmentant ainsi les risques d'accidents graves.
Malgré la création de 600 places supplémentaires entre 2010 et 2020, il semble que la progression de l'offre reste largement insuffisante face à l'augmentation continue du trafic routier. La SOFICO a intégré une enveloppe budgétaire de 10 millions d'euros dans le plan « Mobilité et infrastructures pour tous 2020-2026 » pour développer ces infrastructures, mais les résultats concrets tardent à se faire sentir.
M. le Ministre a-t-il une évaluation actuelle des besoins en places de stationnement pour poids lourds sur les aires autoroutières wallonnes, en tenant compte des prévisions de croissance du trafic ?
Envisage-t-il des mesures concrètes à court terme pour répondre à cette problématique, notamment sur les tronçons les moins bien équipés ?
Considère-t-il des collaborations éventuelles avec les partenaires privés pour accélérer l'aménagement de nouvelles capacités de stationnement ?
Des solutions alternatives sont-elles envisagées pour éviter que les chauffeurs soient contraints de choisir entre des infractions liées au dépassement des heures réglementaires ou des stationnements inappropriés ?
Réponse du 31/01/2025
de DESQUESNES François
Je renvoie l’honorable membre à la réponse donnée en commission le 14 janvier dernier en réponse à la question orale de M. le Député Lefèbvre sur le même sujet (CRIC n° 71).