à DESQUESNES François, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux
Le Gouvernement précédent avait manifesté une volonté affirmée de promouvoir la mobilité douce en lançant un projet ambitieux : la création d'une cyclostrade reliant Mons à Charleroi, s'inscrivant dans une cohérence d'ensemble visant à développer un réseau cyclable structurant. Une étude complète devait être initiée en 2023 pour en évaluer la faisabilité et en planifier la mise en œuvre.
Dans ce contexte, je souhaiterais obtenir des précisions sur ce projet.
Cette cyclostrade est-elle toujours inscrite parmi les priorités du Gouvernement wallon ?
Quel est l'état d'avancement de l'étude initialement prévue ?
Le projet bénéficie-t-il d'un financement adéquat pour sa réalisation ?
Quelles avancées concrètes sont envisagées pour le tronçon situé dans la région du Centre ?
Il convient de rappeler que, dans le cadre du même plan, un premier tronçon de cyclostrade de 2 km le long de la N275, reliant le château de La Hulpe à la frontière flamande, a été inauguré en mai 2023. Que par ailleurs, le chantier reliant Louvain-la-Neuve à Wavre, avec une extension prévue jusqu'à Bruxelles via la E411, a démarré en décembre 2023. Ces initiatives montrent que des avancées importantes ont été réalisées dans d'autres zones. Cependant, la région du Centre semble encore en attente de projets structurants similaires.
M. le Ministre envisage-t-il d'abandonner ou de réorienter la politique vélo dans la région du Centre ?
Quelles mesures concrètes sont prévues pour garantir une continuité et un développement équilibré des infrastructures cyclables sur l'ensemble du territoire ?
Réponse du 17/02/2025
de DESQUESNES François
En matière d’infrastructure cyclable, le Gouvernement wallon entend finaliser le réseau structurant cyclable en concertation avec les communes. Je souhaite mettre l’accent sur les tronçons à fort potentiel cyclable. L’objectif premier est bien d’augmenter la pratique quotidienne du vélo et non de faire des km de pistes cyclables. Bien sûr pour augmenter la pratique du vélo, il faut démultiplier les cheminements sécurisés, cyclostrades, RAVELs ou autres dispositifs en sites propres. La nuance dans cette hiérarchisation des objectifs est qu’il faut investir d’abord là où le potentiel d’usage du vélo au quotidien est le plus fort, par exemple pour les liaisons domicile-travail ou domicile-école.
Dans les mois qui viennent, je lancerai de nouvelles études visant à définir le réseau cyclable structurant wallon en tenant compte de ces éléments.
Les études techniques pour l’aménagement d’une cyclostrade entre Mons et Charleroi le long de la N90 ont été confiées à un bureau d’études par la SOFICO et sont en cours. S’agissant d’une trentaine de kilomètres d’aménagement, sa mise en œuvre sera phasée pour commencer, autant que possible, par les tronçons qui bénéficient du plus haut potentiel.