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L’élaboration de la liste des métiers en pénurie

  • Session : 2024-2025
  • Année : 2025
  • N° : 101 (2024-2025) 1

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  • Question écrite du 30/01/2025
    • de FONTAINE Eddy
    • à JEHOLET Pierre-Yves, Ministre de l'Economie, de l'Industrie, du Numérique, de l'Emploi et de la Formation
    La note d'orientation relative à la réforme du paysage de l'emploi, de l'insertion socioprofessionnelle et de l'activation des chercheurs d'emploi validée en date du 21 novembre 2024 précise que : « à travers sa méthodologie actuelle, l'élaboration de la liste de fonctions critiques et des métiers en pénurie ne permet pas de pouvoir s'adapter de manière fine aux besoins des employeurs, ni d'anticiper des pénuries futures, et se focalise principalement sur les offres d'emploi étant parvenues auprès du FOREm. Cette réalité non exhaustive ne permet donc pas d'apprécier la complète pertinence des mécanismes à mettre en place ».

    La note précise que le Gouvernement entend notamment prioriser les actions du FOREm à réaliser sur base d'un tableau de bord avec des indicateurs quantitatifs et qualitatifs des offres d'emploi par secteur, ou encore renforcer et utiliser la connaissance des conseillers et des acteurs de l'offre au niveau local, des secteurs en pénurie et de leur portefeuille d'entreprises.

    Quels seront les indicateurs quantitatifs et qualitatifs utilisés pour réaliser ce tableau de bord ?

    Quels sont les acteurs locaux de l'offre que M. le Ministre souhaite renforcer ?

    Le Gouvernement souhaite également approfondir la méthodologie de définition de la liste des métiers en pénurie et fonctions critiques afin de la faire correspondre aux réalités du marché du travail, mais également d'anticiper les futures potentielles pénuries en réalisant un benchmarking sur la méthode de définition des métiers en pénurie ou en poursuivant les travaux d'anticipation des pénuries afin de sonder les entreprises wallonnes sur leurs besoins de main-d'œuvre.

    Ce benchmarking et ces travaux d'anticipation des pénuries visant à sonder les entreprises wallonnes sur leurs besoins de main-d'œuvre ont-ils déjà débuté ?

    Dans quels délais M. le Ministre compte-t-il disposer des résultats de ces analyses ?
  • Réponse du 20/02/2025
    • de JEHOLET Pierre-Yves
    Actuellement, à défaut de disposer des résultats d’une enquête auprès d’un échantillon représentatif d’entreprises, le FOREm établit la liste des métiers en pénurie sur la base des offres d’emploi à sa disposition. Cette liste peut ensuite être enrichie, sous réserve d’arguments justifiés par les conseillers en entreprise ou les fonds sectoriels eux-mêmes. À travers sa méthodologie actuelle, l’élaboration de la liste des fonctions critiques et des métiers en pénurie ne permet pas de s’adapter de manière suffisamment fine aux besoins des employeurs ni d’anticiper assez des pénuries futures.

    Un projet pilote baptisé « Enquête de besoins de main-d’œuvre », inspiré de l’enquête réalisée depuis 20 ans en France, a été lancé en novembre dernier, avec des résultats attendus au premier trimestre 2025. Ce projet vise à tester une enquête auprès des entreprises, afin de compléter la méthodologie actuelle, avec le soutien de l’UCM. Lors de cette phase de test, 8 500 entreprises wallonnes issues des secteurs du bois, de la logistique et de la santé ont été invitées par le FOREm à remplir l’enquête.

    L’axe 4 de la note d’orientation, dédié à la réponse aux besoins des entreprises, est fondamental pour renforcer l’attractivité des services du FOREm auprès de celles-ci. Il est essentiel d’instaurer un cercle vertueux afin d’encourager les entreprises à considérer le FOREm comme un partenaire clé pour le recrutement de leur personnel.

    Pour atteindre cet objectif, plusieurs mesures doivent être mises en place afin d’assurer un matching efficace entre l’offre et la demande de main-d’œuvre. L’une des priorités est de renforcer la connaissance des conseillers et d’exploiter davantage cette connaissance fine des secteurs, notamment en approfondissant leur interaction avec les entreprises locales afin de mieux comprendre leurs besoins à court, moyen et long terme, et ainsi mieux prévoir les métiers en tension ou les nouvelles demandes qui n’apparaissent pas toujours dans les offres d’emploi classiques.