à DESQUESNES François, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux
Une grève spontanée avait été entamée par le personnel du TEC Liège-Verviers, le jeudi 23 janvier suite à des agressions à l'encontre de leurs collègues la veille.
Cette grève spontanée est éminemment justifiable par l'émotion de travailleurs qui voient leurs collègues, assurant pourtant un service public, se faire attaquer sous des prétextes on ne peut plus pernicieux…
Cette grève, c'est à la fois une protestation légitime et un appel à l'aide et à la sécurité.
Même si la sécurité demeure une compétence de l'État régalien, la Région n'en est pas pour autant dépourvue de moyens d'action. L'impunité ne doit en aucun cas être tolérée. C'est pourquoi je m'adresse à M. le Ministre.
La Région (ou le TE) va-t-elle se joindre à une éventuelle plainte des travailleurs déjà formulée ? Ou bien M. le Ministre en a-t-il déjà pris l'initiative ?
Quelles mesures de sécurité passives, telles des caméras de surveillance ou des numéros d'appel d'urgence ont été prises ?
Suite à cette agression, M. le Ministre va-t-il en prendre de nouvelles ?
A-t-il reçu des représentants du personnel du TEC Liège-Verviers pour discuter directement avec eux des problèmes qu'ils rencontrent au quotidien sur le terrain ?
Réponse du 04/04/2025
de DESQUESNES François
Outre les mesures prises au niveau de la Direction générale du TEC et déjà décrites à l’occasion d’autres questions parlementaires, je souhaite préciser ici les mesures spécifiquement prises au sein de la BU Liège-Verviers ces dernières années afin de renforcer la sécurité des conducteurs et conductrices dans leur travail quotidien.
Ces mesures sont les suivantes : • un matériel roulant adapté avec notamment une cabine fermée pour le conducteur et des caméras à l’intérieur du bus ; • la mise en place d’un service de sécurité interne accompagnant les équipes de contrôle des titres de transport ; • la mise en place de caméras fixes sur les principaux pôles d’échanges du réseau ainsi que le long de la nouvelle ligne de tramway ; • une collaboration renforcée avec les services de Police locaux et fédéraux à travers notamment : o une ligne téléphonique directe et prioritaire entre le dispatching du TEC et celui de la Police ; o des procédures d’interventions spécifiques ; o des procédures d’échanges et de partages d’information ; o une procédure facilitant le dépôt de plainte ; o des rencontres régulières afin de confronter les points de vue, les chiffres et d’adapter la collaboration.
Une évaluation régulière de ces mesures est, par ailleurs, réalisée afin de les adapter, si nécessaire, voire de les renforcer.
Même si l’arsenal de mesures déjà déployées est très large, il ne permettra malheureusement pas, à lui seul, de solutionner rapidement et radicalement les problèmes d’agressivité compte tenu que ceux-ci sont devenus un phénomène de société. Une étroite collaboration avec la justice s’est mise en place et doit se poursuivre. À ce sujet, rappelons que depuis 2024, les dépôts de plainte sont systématisés pour toute agression et le TEC se constitue partie civile, le cas échéant, afin de poursuivre les agresseurs.
J’ai eu l’occasion de rencontrer les représentants du personnel au sujet de la problématique de l’agressivité le 18 décembre dernier.
Comme je l’ai déjà évoqué, cet enjeu majeur de la sécurité fera l’objet d’un chapitre spécifique dans le futur contrat de service public du TEC. Un chapitre totalement absent du texte validé par le précédent Gouvernement.