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La mise en place d'une marque forte pour les produits agricoles wallons

  • Session : 2024-2025
  • Année : 2025
  • N° : 196 (2024-2025) 1

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  • Question écrite du 13/05/2025
    • de DURENNE Véronique
    • à DALCQ Anne-Catherine, Ministre de l'Agriculture et de la Ruralité
    Comme Mme la Ministre l'annonçait fin mars, le Ministre-Président a rappelé, dans son discours sur l'état de la Wallonie il y a 15 jours, sa volonté de mettre de l'ordre dans les multiples appellations wallonnes. Il s'agit notamment de créer une marque forte unique, capable de valoriser les produits agricoles qui rémunèrent une agriculture à taille humaine.

    Cette « marque forte » permettra également d'identifier les produits wallons répondant à un cahier des charges précis, tout en venant compléter les dispositifs existants.

    Comme elle l'a elle-même indiqué, ce repère apportera plus de clarté et constituera une bannière commune et unique, garantissant un revenu juste aux producteurs.

    Si, comme bon nombre d'agriculteurs, j'accueille évidemment cette initiative avec enthousiasme, j'aimerais néanmoins obtenir quelques précisions quant à sa mise en œuvre.

    Mme la Ministre a-t-elle déjà rencontré les acteurs du secteur à ce sujet ? Comment seront-ils concrètement associés au processus ?

    Un inventaire des différentes appellations wallonnes existantes a-t-il été entamé dans le cadre de ce projet ?

    Une stratégie de promotion spécifique de cette nouvelle marque forte sera-t-elle définie ? Le cas échéant, quels outils de communication et quelles actions de sensibilisation ou de promotion sont prévus pour attirer le consommateur ?

    Quel budget sera alloué à la mise en place de cette nouvelle marque ?

    Enfin, à quel horizon peut-on espérer voir ce projet se concrétiser ?
  • Réponse du 02/06/2025
    • de DALCQ Anne-Catherine
    Comme j’ai pu y répondre lors de la Commission de l’agriculture du lundi 12 mai dernier, effectivement, l’APAQ-W m’a transmis une analyse précise destinée à préparer les travaux sur l’identification des produits locaux grâce à ce repère fort que j’ai annoncé.

    Le travail mené par l’APAQ-W comporte d’abord un cadrage juridique alimenté par des analyses précises et circonstanciées des textes européens. Le futur repère fort devra tenir compte du fait que le marché intérieur est le marché européen. J’ai eu l’occasion de m’en expliquer lors d’une question antérieure. La note de l’Agence comporte ensuite un benchmark qui analyse les solutions adoptées par nos voisins français, mais aussi par la Flandre, en fonction de leurs contextes propres.

    Nous devons maintenant travailler à définir les contours de ce repère fort puis procéder à des consultations diverses qui devraient débuter, dès le mois de septembre. Je ferai le choix de l’option qui conjugue le mieux les impératifs réglementaires et les objectifs économiques que j’entends atteindre au profit des producteurs.

    Il existe plusieurs références, labels, marques qui identifient les produits locaux en Wallonie qu’elles soient publiques (européennes ou wallonnes pour la qualité différenciée) ou privées. Et ce n’est effectivement pas un gage de clarté pour le consommateur. C’est la raison pour laquelle je souhaite mettre en place un repère fort qui devra conjuguer des garanties qualitatives et fédérer les productions locales, afin de convaincre les consommateurs de consommer de manière plus responsable et solidaire avec nos producteurs, et de pouvoir communiquer de manière plus efficace dessus. En ce qui concerne l’inventaire des appellations existantes au niveau public, il y a actuellement 17 produits porteurs d’un label européen (5 Appellations d’origine protégées, 8 Indications géographiques protégées et 4 Spécialités traditionnelles garanties). 6 cahiers des charges sont par ailleurs actifs dans le système régional de qualité différenciée.

    Pour cette année 2025, un budget de 200 000 euros a été alloué au sein de l’APAQ-W afin d’amorcer le projet et de mener à bien les premières analyses indispensables à sa mise en œuvre.

    L’objectif, en termes de calendrier, est de pouvoir lancer le repère d’ici la fin de l’année 2026.