Le sacrifice du secteur de la construction par la politique du Gouvernement l'entraînant vers un risque de banqueroute
Session : 2024-2025
Année : 2025
N° : 188 (2024-2025) 1
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Question écrite du 28/05/2025
de DEVIN Laurent
à NEVEN Cécile, Ministre de l'Energie, du Plan Air-Climat, du Logement et des Aéroports
Derrière les 949 faillites enregistrées dans le secteur de la construction, ce sont des milliers de travailleurs, d'apprentis, de sous-traitants et de familles qui subissent les conséquences sociales d'une politique de désengagement économique. Le recul des primes, le blocage des chantiers publics, et l'absence de vision à long terme dans la politique de rénovation et d'investissement sont vécus comme un abandon par les professionnels du secteur.
Certains territoires sont particulièrement touchés, accentuant les inégalités d'accès au logement, à l'emploi et aux aides énergétiques. Embuild souligne pourtant qu'un redémarrage ciblé de la construction pourrait avoir un effet positif direct sur les recettes publiques, l'emploi local, et la transition énergétique.
Or, au lieu d'amortir le choc, le Gouvernement a choisi de suspendre les investissements publics dans le logement, avec un moratoire brutal sur la construction de logements sociaux, assorti d'une coupe budgétaire de près de 50 millions d'euros lors du budget initial, soit un quart du budget prévu. En parallèle, les primes à la rénovation énergétique, levier essentiel pour maintenir l'activité, ont été fortement réduites.
Mme la Ministre dispose-t-elle aujourd'hui d'une cartographie précise de l'impact social et territorial de ces faillites ? Et surtout : quand le Gouvernement entend-il enfin jouer son rôle contre-cyclique à travers des investissements publics massifs, plutôt que d'attendre passivement l'effondrement du tissu entrepreneurial local ?
Pourquoi refuser de mobiliser des leviers, par exemple en matière d'investissement public, comme le réclame Embuild pour stabiliser l'activité et sauver des milliers d'emplois locaux ?