Le premier bilan wallon de l'Exposition universelle d'Osaka
Session : 2024-2025
Année : 2025
N° : 207 (2024-2025) 1
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Question écrite du 11/06/2025
de DURENNE Véronique
à DOLIMONT Adrien, Ministre-Président et Ministre du Budget, des Finances, de la Recherche et du Bien-être animal
L'Exposition universelle d'Osaka 2025, qui se déroule du 13 avril au 13 octobre, constitue une vitrine internationale majeure pour les régions participantes. La Belgique y est représentée par un pavillon national conçu autour du thème « Sauver des vies », mettant en avant des innovations en matière de santé, de durabilité et de technologies médicales.
La Wallonie y joue un rôle significatif, notamment à travers la participation de l'architecte louviérois Cyril Rousseaux, du bureau d'architecture Carré 7, ainsi que des entreprises carolorégiennes Pirnay et Poly-Tech, impliquées dans la conception et l'ingénierie du pavillon. De plus, la région met en avant des technologies telles que les jumeaux numériques pour la médecine personnalisée.
Dans ce contexte, je souhaiterais obtenir des informations précises sur les points suivants :
Quels sont les produits et savoir-faire artisanaux wallons mis en avant au sein du pavillon belge ?
Des entreprises wallonnes ont-elles déjà pu établir des partenariats ou obtenu des retombées économiques directes à la suite de leur participation à l'exposition ?
M. le Ministre-Président a-t-il un retour des entrepreneurs wallons qui ont fait le déplacement jusque dans l'Archipel nippon ?
Un bilan intermédiaire ou final de la participation wallonne à l'Exposition universelle d'Osaka est-il prévu ? Le cas échéant, quels en sont les premiers enseignements ?
Quelles sont les stratégies spécifiques mises en place pour assurer une visibilité optimale des produits et innovations wallonnes dans le cadre de l'exposition ?
Réponse du 18/06/2025
de DOLIMONT Adrien
L’exposition universelle d’Osaka, et en particulier le pavillon belge, constituent une formidable vitrine pour la Wallonie. Une vitrine de nos savoir-faire scientifiques, mais aussi de nos talents créatifs, de notre gastronomie et de notre ouverture culturelle. C’est un lieu qui incarne ce que nous sommes : un territoire ancré, mais tourné vers le monde ; modeste dans sa taille, mais ambitieux dans sa vision.
Ainsi, de manière permanente, le pavillon belge propose plusieurs lieux de visibilité de l’artisanat wallon : gastronomie, arts, architecture, industries culturelles et créatives… Il démontre également notre savoir-faire en matière de sciences de la vie, de technologies immersives ou de smart data. J’ai pu l’observer, il est déjà un beau succès populaire.
Au-delà de notre participation à l’exposition, j’ai pu accompagner nos 24 entreprises et 15 institutions académiques et de recherche dans une mission économique et technologique. Cette mission a justement permis d’ouvrir ou de renforcer plusieurs pistes de collaboration : robotique, sciences du vivant, agroalimentaire, industries créatives… parmi d’autres. Nous avons, en une semaine, parcouru un véritable concentré de l’écosystème japonais. Des centres de recherche aux entreprises pionnières, des universités aux structures d’innovation collaborative, nous avons découvert - ou redécouvert - un pays qui fait de la technologie un levier d’équilibre social. Ce modèle, à bien des égards, fait écho à nos propres ambitions en Wallonie.
J’ai personnellement été frappé par la qualité des discussions, la complémentarité de nos savoir-faire et, surtout, l’intérêt mutuel à bâtir des projets communs.
Une vingtaine d’entreprises, principalement des PME, ont participé à cette mission du 25 au 30 mai. À chaud, les CEO présents se montraient très satisfaits des rencontres réalisées sur place. Des contacts dans les prochains mois avec les entreprises présentes permettront d’évaluer, à moyen terme, les retombées exactes de ces participations.