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L'interdiction de l'utilisation des pesticides par les communes

  • Session : 2024-2025
  • Année : 2025
  • N° : 543 (2024-2025) 1

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  • Question écrite du 09/07/2025
    • de DEVIN Laurent
    • à COPPIETERS Yves, Ministre de la Santé, de l'Environnement, des Solidarités et de l'Economie sociale
    Depuis le 1er juin 2019, il est interdit d'utiliser des produits phytosanitaires dans les espaces publics. Cette interdiction est à mettre en lien avec les impacts des pesticides sur la santé et l'environnement et nous ne la remettons, bien entendu, pas en question. Néanmoins, sur le terrain, il est extrêmement compliqué de maintenir une « netteté » constante au sein des villes et communes, sans l'utilisation de ceux-ci. Cela entraîne régulièrement des plaintes de la part des riverains, souvent à l'encontre du personnel communal.

    Les cimetières sont particulièrement emblématiques de cette problématique. Les « mauvaises herbes » sont souvent assimilées par les citoyens, par un manque de respect du fait de la charge émotionnelle de ces endroits de recueillement.

    Ces lieux représentent pour certaines communes un gouffre financier en matière d'entretien zéro phyto. Cette difficulté d'entretien entraînant des plaintes citoyennes concerne aussi les abords des voies publiques, certains bâtiments patrimoniaux.

    Quel accompagnement est mis en place pour les communes depuis l'interdiction ?

    Depuis sa mise en œuvre en 2019, cette mesure a-t-elle fait l'objet d'une évaluation ? En quelle proportion a-t-elle permis de réduire l'utilisation de pesticides sur le territoire wallon ?

    Qu'est-ce qui est mis en place par la Région pour sensibiliser les citoyens à ce nécessaire changement de paradigme ?
  • Réponse du 10/07/2025
    • de COPPIETERS Yves
    Le passage au « zéro phyto » dans les espaces publics date effectivement du 1er juin 2019 et, aussi bien pendant la phase de transition 2014-2019 que depuis le 1er juin 2019, les outils de sensibilisation et d’encadrement ont été disponibles.

    Cela a commencé par les facilitateurs « zéro phyto » hébergés au Pôle wallon de gestion différenciée qui a maintenant été fusionné avec l’ASBL ADALIA pour former ADALIA 2.0.

    La même ASBL ADALIA 2.0. continue d’encadrer chaque année les communes à la recherche de solutions et les gestionnaires d’espaces publics ou fréquentés par les groupes vulnérables. Le site web de l’ASBL regorge de conseils et de supports d’information et de sensibilisation notamment pour informer les citoyens de la nouvelle façon d’entretenir les cimetières et les conseillers techniques sont disponibles toute l’année.

    L’honorable membre est lui-même bourgmestre, j’imagine et j’espère que ses équipes sont également engagées à cette sensibilisation au niveau local par le biais d’explications relatives aux thématiques environnementales, naturelles et sanitaires.

    En matière d’évaluation, les communes représentaient certes une quantité de produits phytopharmaceutiques moindre que les usages agricoles, mais c’est surtout en termes de diminution de risques que l’interdiction de juin 2019 a porté ces fruits puisque ces produits étaient principalement utilisés sur des surfaces minérales imperméables ou peu perméables qui ne retiennent pas les produits et étaient sources de contamination des eaux de surface et souterraines.

    ADALIA 2.0 s’occupe également du public-cible citoyen et les informations vers celui-ci sont nombreuses et sous différents supports en ce compris les réseaux sociaux.

    Citons à titre d’exemple Printemps au Naturel qui permet, chaque année, pendant 3 mois, de sensibiliser le grand public à l’arrêt de l’utilisation des PPP et aux alternatives.