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Les plateformes "Coup de boost"

  • Session : 2024-2025
  • Année : 2025
  • N° : 320 (2024-2025) 1

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  • Question écrite du 11/07/2025
    • de LAZARON Geneviève
    • à JEHOLET Pierre-Yves, Ministre de l'Economie, de l'Industrie, du Numérique, de l'Emploi et de la Formation
    Le 27 juin 2025, je me suis rendue à Charleroi, accompagnée de plusieurs collègues députés, dans le cadre d'une rencontre avec la plateforme « Coup de boost ». Comme le sait M. le Ministre, ces plateformes, actives dans 12 territoires wallons, accompagnent des jeunes de 18 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni aux études. Elles jouent un rôle de première ligne dans la remobilisation de ces jeunes, grâce à un suivi individualisé et à un maillage solide avec les acteurs locaux : entreprises, CPAS, organismes de formation, etc.

    Lors de cette rencontre, plusieurs chiffres ont été présentés et témoignent de l'importance de ce dispositif. Avant leur entrée dans « Coup de boost », 50 % des jeunes accompagnés possèdent au maximum un diplôme de l'enseignement secondaire du deuxième degré (CE2D), et près de 25 % n'ont que le CEB. La durée moyenne d'inscription comme demandeur d'emploi est de 3 ans et 42 % étaient inactifs depuis plus de 12 mois. De plus, 47 % étaient sans revenu.

    Ces jeunes cumulent bien souvent plusieurs freins qui limitent leur accès à l'emploi : en moyenne, plus de trois freins par personne avant l'entrée dans le programme. Ainsi, 82 % n'ont pas le permis de conduire, 17 % présentent des freins financiers, 17 % des freins familiaux, 18 % des freins personnels, 17 % des freins de mobilité, 17 % des freins de santé, et 14 % d'autres freins. Entre 2021 et 2024, ce sont plus de 2000 interventions sociojuridiques qui ont été réalisées pour lever ces obstacles.

    En termes de résultats, 46 % des jeunes accompagnés accèdent à l'emploi (dont 71 % en CDD ou CDI, avec 66 % de contrats d'au moins trois mois), 20 % poursuivent une formation et 6 % reprennent des études. Cela équivaut à un taux de 81 % de sorties positives. Au-delà de ces chiffres, les acteurs de terrain soulignent également un impact fort sur l'estime de soi des jeunes, leur rythme de vie et leur découverte du monde professionnel. « Coup de boost », ce sont aussi plus de 500 collaborations et plus de 300 rencontres avec des entreprises et opérateurs de formation.

    Dans un contexte budgétaire resserré, ces résultats amènent toutefois des inquiétudes légitimes quant à la stabilité et au futur de ces plateformes.

    Quelle est la position du Gouvernement wallon concernant l'avenir des plateformes « Coup de boost » dans leur ensemble ?

    Des garanties peuvent-elles être données quant à la poursuite de ces actions au-delà de 2025 ?

    Des réformes particulières sont-elles envisagées à leur égard dans le cadre de la trajectoire budgétaire en cours ?
  • Réponse du 28/08/2025
    • de JEHOLET Pierre-Yves
    Après analyse du rapport d’activité du dispositif « Coup de Boost », une série de questions ont été adressées au FOREm, notamment en ce qui concerne une évaluation du coût de l’accompagnement, au regard des moyens mobilisés, tant humains que financiers. Nous sommes actuellement dans l’attente de ces éléments complémentaires.

    Il va de soi que le dispositif devra évoluer afin de s’adapter aux différentes réformes en cours, notamment en ce qui concerne la réforme de l’accompagnement des chercheurs d’emploi par le FOREm, ainsi que celle du chômage.

    Dans le contexte budgétaire actuel, qui impose une trajectoire de redressement, l’ensemble des dispositifs financés sur fonds publics fait l’objet d’une évaluation approfondie en termes d’efficience et de soutenabilité, y compris le dispositif « Coup de Boost »

    Si la pérennisation du dispositif reste à l’étude, des évolutions semblent inévitables, tant pour mieux répondre aux priorités actuelles en matière d’insertion que pour renforcer sa complémentarité avec d’autres acteurs de l’insertion.