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Les mesures de prévention mises en place pour lutter contre les conducteurs fantômes sur les autoroutes de Wallonie

  • Session : 2024-2025
  • Année : 2025
  • N° : 973 (2024-2025) 1

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  • Question écrite du 11/07/2025
    • de DURENNE Véronique
    • à DESQUESNES François, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux
    En Belgique, on recense en moyenne un conducteur fantôme par jour sur les autoroutes, selon l'Institut Vias. Ceux-ci sont à l'origine d'une dizaine d'accidents par an. Les conséquences mortelles sont sept fois et demie plus fréquentes dans ce type d'accidents, qui causent chaque année deux décès et quatre blessés graves.

    J'aimerais dès lors connaître les initiatives prises par la Wallonie afin de sensibiliser les conducteurs à ce phénomène, dont les conséquences sont bien souvent tragiques.

    En matière d'infrastructures, quels sont les équipements (panneaux, marquages au sol, etc.) mis en place pour lutter contre les contresens sur les autoroutes et leurs bretelles d'accès ?

    Lors de la précédente législature, dans le cadre du Plan Lumière 4.0, il était notamment prévu d'installer des caméras capables de détecter les conducteurs s'engageant à contresens sur les bretelles d'autoroute. Ce dispositif permet, lorsqu'un véhicule s'engage à contresens, de déclencher instantanément un clignotement de l'éclairage afin d'avertir tant le conducteur fautif que les usagers circulant dans le bon sens, tout en transmettant simultanément une alerte au Centre PEREX pour assurer une gestion optimale de l'incident.

    Ce système est-il aujourd'hui pleinement opérationnel sur le réseau autoroutier wallon ?
    Dans le cas contraire, quel est le calendrier prévu pour sa mise en service ?
  • Réponse du 31/07/2025
    • de DESQUESNES François
    De nombreuses mesures sont mises en place sur le terrain, mais elles ne peuvent évidemment être efficaces que pour les conducteurs qui ne sont pas intentionnellement à contresens, chez qui une réaction peut être suscitée :
    - placement de panneau sens interdit ;
    - flèches au sol ;
    - placement d’un signal spécifique, main sur fond jaune, pas implanté systématiquement à tous les accès, mais quand la sortie et l’entrée, par exemple, sont contiguës ou que la sortie est à deux bandes de circulation.

    L’aménagement des accès et des sorties est conçu pour éviter tout quiproquo.

    Dans le cadre du plan Lumière 4.0, un outil d’aide à la détection de véhicules à contresens a en effet été mis en place pour améliorer la détection et le signalement de ces véhicules aux autres usagers de la route. Les bretelles autoroutières les plus accidentogènes ont été équipées d’un système d’alerte lumineuse qui permettra, une fois l’éclairage allumé durant les périodes de nuit, de le faire clignoter en cas de détection de contresens. Bien que le système soit déjà installé, il doit encore faire l’objet de derniers réglages avant d’être pleinement opérationnel pour fin 2025.

    Depuis 2016, un nouvel outil a été mis en place pour faire remonter les informations : il s’agit d’un partenariat entre la police et les utilisateurs de Coyote. Les utilisateurs peuvent signaler la présence d’un conducteur fantôme. Une lampe d’alerte s’allume alors au centre PEREX, le conducteur à contresens est localisé, les opérateurs de PEREX activent les panneaux à messages variables sur le réseau et la police envoie une équipe sur place pour l’intercepter.

    L’info encodée dans le système de gestion de trafic au Centre PEREX est diffusée en numérique aux services abonnés à ce système (notamment vers des gestionnaires de mobilité comme Waze).

    Enfin, L’AWSR diffuse régulièrement des messages de prévention à ce sujet ainsi que les bons comportements à adopter face à un conducteur fantôme, ou si l’on se retrouve accidentellement à contresens.

    De nombreuses mesures sont donc mises en place à la fois pour diminuer les risques et assurer au mieux la sécurité des usagers.