/

La sécurisation des parois le long de la RN947 à Lustin

  • Session : 2024-2025
  • Année : 2025
  • N° : 1003 (2024-2025) 1

2 élément(s) trouvé(s).

  • Question écrite du 18/07/2025
    • de LAZARON Geneviève
    • à DESQUESNES François, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux
    Le samedi 31 mai 2025, un bloc rocheux s'est détaché d'une paroi surplombant la RN947 à Lustin. Ce secteur est connu pour sa sensibilité géologique et on a déjà enregistré des incidents de ce type sur ce tronçon.

    Cet incident remet l'accent sur les mesures mises en œuvre afin de sécuriser les parois le long de nos voiries qui relève de la compétence régionale.

    M. le Ministre peut-il faire le point sur les études de la paroi menées à Lustin ?

    Sur base de celle-ci, des aménagements, notamment l'installation de nouveaux filets, sont-ils prévus dans ce secteur ?

    De manière plus large, quelle est la politique mise en œuvre pour la sécurisation des parois le long des voiries wallonnes ?

    Combien de kilomètres sont-ils concernés ?

    Des contrôles réguliers des parois et des structures de sécurité sont-ils réalisés ?

    Des budgets sont-ils prévus afin d'entretenir les structures de sécurité ?

    À combien s'élève-t-il pour 2025 ?
  • Réponse du 05/08/2025
    • de DESQUESNES François
    L’administration m’a confirmé qu’en 2018, suite à des chutes de bloc survenues sur la N947 à la borne kilométrique 10, la paroi rocheuse a été sécurisée (avec grillages pendus, plaqués et ancrages).

    Ces ouvrages ont été installés suite à une analyse du risque de projections de masses rocheuses sur la N947. Ces analyses de risque sont réalisées par la direction de la géotechnique du SPWMI.

    Le 31 mai 2025, à la BK 9.97, un bloc rocheux de 1 m³ s’est détaché du versant abrupt situé à côté de la paroi rocheuse déjà sécurisée (à 2-3 mètres de haut par rapport à la voirie). La Direction de la géotechnique a réalisé une inspection de la paroi le 3 juin 2025. Les blocs rocheux qui présentaient un risque pour la stabilité à court terme ont été enlevés lors de cette inspection.

    Lors de cette inspection, la Direction de la géotechnique a évalué qu’il n’y avait pas de risque résiduel imminent de nouvelles chutes de rochers à la suite de l’éboulement du 31 mai. L’administration me confirme que le risque de projections de masses rocheuses sur la N947 est comparable à de nombreux autres tronçons non sécurisés sur le réseau routier régional et ne présente pas de risque particulier. Elle ne préconise aucun aménagement complémentaire dans le secteur.

    D’une manière générale, les parois rocheuses sont des éléments naturels qui évoluent au cours du temps (en fonction des intempéries, des cycles gel-dégel, des infiltrations d’eau dans les fractures, de la végétation…). Tous ces paramètres influencent le degré de fracturation des parois. Le risque zéro n’existant pas, les parois rocheuses le long des voiries sont sécurisées de manière que « le risque le plus probable » soit « acceptable ».

    Une stratégie d’investissement est en cours de finalisation à l’administration. Le projet CLADAROC (CLAssement de DAngerosité des parois ROCheuses), établit un inventaire des parois rocheuses présentes le long des routes et autoroutes régionales et détermine une valeur de l’aléa de projection de masses rocheuses. Ce projet a pour but de classifier ces parois rocheuses selon leur niveau de risque.

    De plus, des inspections de parois rocheuses sont réalisées par la direction de la géotechnique suite à des éboulements ou suite aux demandes des districts routiers.

    Actuellement, la Direction de la géotechnique recense 28 km de routes régionales sécurisées. Les moyens de sécurisation vont du grillage plaqué avec ancrages aux écrans rigides tels que des glissières ou murs en béton.

    Dans le PIMPT actuel, décidé par le Gouvernement précédent, aucun budget n’a été spécifiquement alloué à la sécurisation et à l’entretien des parois rocheuses.

    Les Districts réalisent des demandes de budget pour répondre à des situations d’urgence. Selon l’administration, en moyenne, entre 100 000 et 150 000 euros ont été engagés annuellement pour des projets relatifs à la gestion des parois rocheuses entre 2019 et 2023 (moyenne de 4 sites par an).

    Mon intention est de prévoir une enveloppe dans le prochain Plan d’Investissement.