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La sécurisation et la réhabilitation de la façade de la collégiale de Dinant

  • Session : 2024-2025
  • Année : 2025
  • N° : 177 (2024-2025) 1

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  • Question écrite du 21/08/2025
    • de HAZEE Stéphane
    • à LESCRENIER Valérie, Ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Petite enfance
    Le jeudi 14 août dernier, les autorités communales de Dinant ont été amenées à prendre des mesures urgentes afin de sécuriser les abords de la collégiale de la cité mosane. En effet, suite à la chute d'une pierre appartenant à la façade de l'édifice et les vérifications qui s'en s'ont suivies ont confirmé le mauvais état du bâtiment. Concrètement, les experts mobilisés rapidement – en ce compris un représentant de l'AWaP – craignaient la chute de nouveaux éléments de la façade susceptible de donner lieu à une issue dramatique.

    Si des mesures à court terme ont bien été prises, l'événement met aussi en relief l'enjeu de mesures structurelles et de la restauration de l'édifice.

    Quelle est l'analyse de Mme la Ministre de la situation ?

    La Wallonie a-t-elle été saisie antérieurement d'une demande de subside pour la restauration de la collégiale de Dinant ?
    Le cas échéant, à quelle date la demande a-t-elle été introduite ? Sur quel montant porte-t-elle ? Une décision a-t-elle été prise ?

    L'incident intervenu le 14 août dernier a-t-il donné lieu à de nouveaux éléments par rapport à cet enjeu d'une restauration ?

    Si une demande est en attente, cet événement entraîne-t-il une accélération du calendrier ?
    Le cas échéant, à quelle échéance une décision est-elle prévue ?
  • Réponse du 04/09/2025
    • de LESCRENIER Valérie
    À la suite de la chute de pierres survenue le 14 août dernier à la collégiale de Dinant, l’AWaP s’est rendue sur place le jour même, à ma demande, ainsi que le 18 août afin de conseiller utilement les autorités communales sur les mesures à mettre en œuvre pour sécuriser les lieux et assurer la sauvegarde de ce monument repris sur la liste du patrimoine exceptionnel de Wallonie.

    Dans un premier temps, les pompiers ont procédé à un peignage d’éléments non adhérents sur le gable qui surmonte le portail occidental, sans réaliser de démontage. La pose d’un filet était alors envisagée, dans l’attente de mesures de conservation plus pérennes. La Ville a préféré faire procéder en urgence au colmatage de fissures et joints par un produit de scellement chimique. Lors d’une seconde visite le 18 août, les agents de l’AWaP ont sollicité un avis complémentaire par un ingénieur en stabilité en vue d’éclairer les choix à poser à court et à moyen termes sur ce portail. Une procédure patrimoniale sera initiée afin d’encadrer ces interventions.

    La partie haute de cette façade avait déjà fait l’objet de mesures conservatoires d’urgence en 2013, suite à des chutes de pierres. Les éléments de renfort installés alors par la Ville, avec accord et subside de l’Administration du Patrimoine, avaient pour vocation de permettre une sécurisation temporaire, le temps de mener à bien l’étude du projet de restauration globale.

    Cette étude globale a été initiée en 2017, mais n’a pas été poursuivie. À la demande du maître d’ouvrage, la priorité s’est portée sur la restauration du portail sud, étançonné depuis une vingtaine d’années. Ce projet a été validé par l’AWaP dès 2018, et une nouvelle fois après l’entrée en vigueur du Code du Patrimoine (permis d’urbanisme octroyé le 20/12/2021). La procédure de marché public a été menée par la Ville en 2024, pour un montant de travaux de 568 163,57 euros HTVA, subsidiable au taux de 65 %. Un nouvel auteur de projet a été désigné pour le suivi de ce chantier, le précédent ayant cessé son activité. Une demande de subside a été réceptionnée le 21/03/2025. Elle est en voie d’approbation, ce qui permettra prochainement la restauration bien nécessaire de cette partie de l’édifice. Néanmoins, ce dossier ne concerne qu’une partie du bien et pas son ensemble.

    Lors de la réunion du 18 août, les agents de l’AWaP ont également souligné la nécessité de relancer le projet de restauration globale de l’édifice, en désignant un nouvel auteur de projet et en l’informant de l’ensemble de la documentation et des études réalisées jusqu’à présent. J’invite donc la Ville à faire le nécessaire rapidement pour reprendre cette étude globale, et à associer l’AWaP dans les différentes démarches. Dans l’intervalle, une phase de monitoring de la stabilité devra être mise en place de manière prioritaire, ainsi qu’une actualisation de l’état sanitaire du bien. Cela permettra de prioriser les interventions à mener, de définir leur phasage et une budgétisation associée.