à DALCQ Anne-Catherine, Ministre de l'Agriculture et de la Ruralité
Il existe en France des fermes qui produisent uniquement pour la restauration collective, où les paysans sont salariés et la production entièrement bio. Leur objet n'est pas de générer du profit, mais bien de nourrir la population à un niveau local… C'est le principe d'une ferme publique.
Par exemple, la ferme de Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes (Provence-Alpes-Côte d'Azur). Cette commune pionnière a lancé la première cantine scolaire 100 % bio, sans augmentation de prix et fondée sur une ferme publique. Et ce modèle semble fonctionner : la ferme tourne à plein depuis 2011 et fournit 85 % des légumes servis dans les cantines grâce à ses 6 hectares.
Ce projet a essaimé jusqu'à donner naissance à un réseau national de 100 fermes sur le territoire français.
Mme la Ministre a-t-elle connaissance de telles initiatives publiques locales en Wallonie ?
Serait-il envisageable de voir en émerger de plus en plus dans notre région ?
Serait-elle prête à accorder un soutien à de tels projets ?
Réponse du 20/10/2025
de DALCQ Anne-Catherine
À ma connaissance, ce modèle de ferme publique n’est pas expérimenté en Région wallonne. Comme l’honorable membre le sait, le Gouvernement wallon encourage l’utilisation de produits locaux parfois bio dans les cantines financées par les pouvoirs publics.
Par ailleurs, je rappelle que dans le cadre de la stratégie pour une alimentation durable que je co-porte avec mon collègue, le ministre Coppieters, une attention particulière est portée à l’intégration des filières courtes dans les circuits de la restauration collective. C’est dans ce cadre que nous travaillons pour fournir une alimentation locale et de qualité à nos enfants.