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La participation de la Wallonie aux travaux d’élaboration d’un plan national de lutte contre les maladies cardiovasculaires

  • Session : 2025-2026
  • Année : 2025
  • N° : 299 (2025-2026) 1

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  • Question écrite du 13/11/2025
    • de DURENNE Véronique
    • à COPPIETERS Yves, Ministre de la Santé, de l'Environnement, des Solidarités et de l'Economie sociale
    J'ai récemment pris connaissance de l'annonce de la mise en place, à l'horizon 2026, d'un plan national de lutte contre les maladies cardiovasculaires, visant à renforcer la prévention, le dépistage et la prise en charge des maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité en Belgique.

    Dans ce contexte, M. le Ministre peut-il confirmer que cette initiative est effectivement lancée au niveau fédéral et préciser si la Wallonie est déjà associée aux travaux préparatoires de ce plan ?

    Quels seront la place et le rôle du Gouvernement wallon dans l'élaboration et la mise en œuvre de ce plan national ?

    M. le Ministre dispose-t-il d'un calendrier prévisionnel pour la concertation et la mise en œuvre des actions en Wallonie ?

    Par ailleurs, dans le budget wallon 2026, il a annoncé le doublement des moyens alloués à la prévention, qui passeront de 40 à 80 millions d'euros.

    Dans cette perspective, pourrait-il nous préciser comment ce renforcement budgétaire sera-t-il concrètement réparti ?

    Une part spécifique de ces moyens sera-t-elle dédiée à la prévention cardiovasculaire, en cohérence avec le futur plan national ?

    Enfin, quelles nouvelles actions ou campagnes M. le Ministre envisage-t-il de déployer pour réduire les facteurs de risque cardiovasculaire (tabac, alimentation, sédentarité, hypertension, etc.) ?
  • Réponse du 29/12/2025
    • de COPPIETERS Yves
    Les maladies cardiovasculaires constituent un enjeu majeur de santé publique pour la population belge en général et wallonne en particulier. Comme indiqué dans l’accord de gouvernement fédéral et la note de politique générale du ministre fédéral de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, un Plan national d’action cardiovasculaire sera élaboré en 2026. Ce plan sera développé par le Fédéral en concertation avec les entités fédérées et le secteur concerné, mon administration jouant un rôle crucial dans ce processus.

    C’est donc le Fédéral qui va définir les étapes pour aboutir au Plan et le calendrier prévisionnel. Nous adapterons les dispositifs de soutien aux actions régionales en fonction du contenu de ce futur plan.

    Dans le cadre des compétences que j’assume, plusieurs actions sont menées afin d’assurer la collecte et la gestion des données de santé, un dépistage et une orientation précoces ainsi qu'un modèle de soins centré sur le patient dans la thématique de la santé cardio-vasculaire.

    En matière de monitoring des maladies cardiovasculaires en Belgique et en Wallonie, plusieurs indicateurs permettent de suivre leur évolution dans la population, parmi eux :
    - Sciensano produit des données d’analyse des causes de mortalité et de prévalence des maladies cardiovasculaires ;
    - les bases de données hospitalières permettent d’évaluer l’évolution du nombre d’hospitalisations pour des pathologies cardiaques ;
    - les données disponibles auprès de l’IMA/AIM ;
    - les enquêtes de santé publique, qui intègrent des données sur les comportements à risque (tabagisme, sédentarité, alimentation, stress, et cetera), des éléments déterminants dans l’apparition des maladies cardiovasculaires.

    La prévention, la promotion de la santé et la sensibilisation aux facteurs de risque modifiables sont essentielles pour lutter contre ces maladies chroniques. Ces enjeux sont au cœur du Plan wallon de prévention et de promotion de la santé (WAPPS et de la Programmation 2023-2027). Parmi ces actions, nous pouvons noter :
    - la promotion d’une alimentation saine et de l’activité physique ;
    - la lutte contre la sédentarité, le tabagisme et la consommation d’alcool.

    Ces initiatives, menées par des acteurs agréés en promotion de la santé, visent à sensibiliser la population aux conséquences de ces facteurs de risque et aux bénéfices d’un mode de vie plus sain. À titre d’exemple, le site mangerbouger.be, porté par Questions Santé, bénéficie ainsi d’un soutien de la Région, et propose des conseils aux citoyens.

    En ce qui concerne le soutien à l’activité physique, nous devons évidemment travailler de manière rapprochée avec la ministre Galant et le ministre Desquesnes. Ainsi, les modes actifs, qu’il s’agisse de marche ou de vélo, sont en effet susceptibles de soutenir la pratique d’une activité physique dans le cadre des déplacements quotidiens d’une partie des citoyens. Le déploiement d’infrastructures sécurisées et de dispositifs d’accompagnement pour aider au passage à l’action sont importants pour soutenir nos objectifs de promotion de la santé.

    En ce qui concerne le soutien à l’alimentation saine et durable, j’invite l’honorable membre à prendre connaissance des réponses apportées aux récentes questions des députées, Mme Tellier, Mme Roberty et Mme Desalle, sur ce même sujet.

    En conclusion, des avancées ont été réalisées, il est essentiel de poursuivre ces efforts. Une approche intégrée, alliant prévention, sensibilisation et formation des professionnels, reste la clé pour améliorer la santé cardiovasculaire des Wallonnes et des Wallons via une approche holistique et globale. Intégrer ces efforts dans un plan national articulant les compétences de chaque niveau de pouvoir est essentiel. En Wallonie, nous porterons une attention toute particulière à ces éléments dans la construction de la prochaine programmation.