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La détresse des travailleurs sociaux au sein des CPAS

  • Session : 2025-2026
  • Année : 2025
  • N° : 306 (2025-2026) 1

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  • Question écrite du 13/11/2025
    • de DEVIN Laurent
    • à COPPIETERS Yves, Ministre de la Santé, de l'Environnement, des Solidarités et de l'Economie sociale
    La réforme du paiement des allocations de chômage qui impactera de nombreuses personnes dès janvier 2026 instaure un climat d'inquiétude au sein des CPAS quant aux retombées de cette réforme sur les bénéficiaires et les réactions qu'ils pourraient avoir envers les agents de première ligne.

    Dans certaines villes, comme La Louvière, l'inquiétude est croissante et face à l'anxiété générée, les travailleurs du CPAS ont d'ailleurs décidé de déposer un préavis de grève, le lundi 6 octobre.

    Quelles solutions concrètes M. le Ministre compte-t-il apporter aux travailleurs de 1re ligne exposés aux conséquences humaines d'une précarisation certaine de la population ?
  • Réponse du 12/12/2025
    • de COPPIETERS Yves
    La réforme des allocations de chômage suscite des questionnements.

    En ma qualité de Président de la Conférence interministérielle « Politique des grandes villes, Intégration sociale et Lutte contre la pauvreté », je suis ce dossier avec une attention particulière. Le Comité de concertation a d’ailleurs mandaté la CIM pour aborder les conséquences de la nouvelle réforme pour les CPAS et autres services.

    Je ne suis cependant pas compétent pour les pouvoirs locaux. Je me limiterai donc à ce qui relève de mes attributions.

    Si les professionnels des CPAS vont être directement confrontés à de nouveaux défis, il est utile de préciser que plusieurs dispositifs, complémentaires aux CPAS, peuvent eux aussi répondre aux besoins des personnes en situation de précarité.

    Parmi eux, les épiceries sociales et restaurants sociaux permettent un accès à une alimentation de qualité à prix réduit ou gratuit. Les centres de service social assurent, quant à eux, l’accueil, l’écoute et l’orientation vers les aides disponibles, qu’il s’agisse de logement, de santé ou d’emploi. Les services d’insertion sociale offrent des ateliers collectifs et un accompagnement individualisé pour restaurer le lien social et préparer une réinsertion socioprofessionnelle. De plus, les services de médiation de dettes interviennent pour prévenir et traiter le surendettement, en proposant un suivi personnalisé afin de stabiliser la situation financière des personnes concernées.

    Le Gouvernement wallon veille à garantir un accès effectif à ces services pour toute personne privée d’allocations, afin d’assurer un accompagnement global et une stabilité sociale et financière.

    Par ailleurs, nous collaborons étroitement avec les administrations à l’élaboration d’un plan d’attractivité des métiers du social, dans la continuité du diagnostic mené sur l’attractivité et la rétention du personnel dans les métiers de l’accompagnement et du soin. Une première réunion de travail se tiendra en décembre afin de baliser les étapes du processus permettant de construire un diagnostic partagé et d’identifier des pistes de solutions opérationnelles.

    Ce chantier vise à soutenir l’ensemble des travailleurs sociaux en mettant en lumière leurs réalités de terrain, en s’appuyant à la fois sur des données scientifiques solides et sur l’expertise pratique d’un ensemble d’acteurs reconnus dans le domaine.

    Il s’agira de dresser un diagnostic spécifique des facteurs de tension du métier d’assistant social et de dégager des pistes de solutions prioritaires. Celles-ci permettront d’élaborer des propositions concrètes alignées à leurs besoins permettant à la fois de reconnaitre leur rôle essentiel dans la société et de le rendre plus attractif.

    Enfin, dans le cadre de mes compétences en matière de lutte contre la pauvreté et d’action sociale, je resterai évidemment attentif à l’évolution de la situation.