Le plan d’urgence pour les crèches en province de Hainaut
Session : 2025-2026
Année : 2025
N° : 114 (2025-2026) 1
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Question écrite du 25/11/2025
de DURENNE Véronique
à LESCRENIER Valérie, Ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Petite enfance
En juin dernier, un appel était lancé pour un financement exceptionnel destiné aux structures d'accueil de la petite enfance en Wallonie pour des travaux immobiliers urgents dans les crèches publiques et privées.
Sur 156 dossiers introduits, 45 ont été retenus par le Service public de Wallonie Intérieur et Action sociale (SPW IAS) et l'ONE. Six autres dossiers prioritaires ont été identifiés et pourront également être financés.
Combien de dossiers ont été déposés en Hainaut ?
Combien de dossiers concernent des structures publiques et privées ?
Quels sont les projets non retenus dans cette province ?
Parmi les 6 dossiers prioritaires supplémentaires, certains figurent-ils en Hainaut ?
Comment la collaboration se déroule-t-elle entre le SPW IAS et l'ONE ?
Un accompagnement pour les milieux d'accueil est-il prévu ? Je pense notamment aux petites structures moins à l'aise avec les démarches administratives.
Le lancement de cet appel à projets exceptionnel en juin dernier avait pour objectif de répondre aux situations urgentes rencontrées dans de nombreux milieux d’accueil, qu’ils soient subventionnés ou non. Je tenais à ce que nous puissions agir sans attendre les résultats du cadastre prévu dans le cadre de la future programmation « rénovations ».
Beaucoup de crèches sont aujourd’hui confrontées à des bâtiments vétustes, à des mises aux normes indispensables ou à des déménagements contraints qui mettent directement en péril la continuité de l’accueil. Je le rappelle régulièrement, mais il est important de le souligner : améliorer le taux de couverture ne passe pas uniquement par la création de nouvelles places, mais aussi et peut-être d’abord, par le maintien des places existantes. Derrière chaque milieu d’accueil, il y a des équipes investies quotidiennement pour offrir un accueil de qualité, parfois dans des conditions difficiles. L’objectif de cet appel était donc clair : intervenir rapidement pour éviter des fermetures et préserver ces places.
Cet appel a suscité une mobilisation d’une ampleur inédite : plus de 150 demandes introduites en quelques semaines. Ce volume témoigne des besoins du secteur et de la pertinence d’avoir ouvert un dispositif spécifiquement centré sur les urgences. J’ai demandé au SPW IAS et à l’ONE d’examiner chaque dossier sur base des critères définis dans l’appel, en appliquant un ordre de priorité strict. La sélection s’est fondée sur des éléments objectifs, techniques et documentés, et, sous mon impulsion, dans une réelle concertation entre les deux administrations compétentes. Ces avis concertés ont été déterminants pour évaluer les risques, la faisabilité des travaux et leur conformité réglementaire. Le critère essentiel était le risque avéré de fermeture ou de perte de places : toitures instables, dégâts des eaux majeurs, insécurité électrique, instabilité des sols, avis défavorables d’organismes de contrôle, obligations de déménagement, ou encore transformations indispensables de co-accueils en crèches.
Le 13 novembre dernier, le Gouvernement wallon a sélectionné 51 projets destinés à répondre en priorité à des situations urgentes présentant un risque de fermeture de places, notamment pour des raisons de sécurité et de salubrité.
Il appartient désormais aux services de la Direction de l’Action sociale du SPW IAS d’assurer le suivi de la décision du Gouvernement, en continuant, si nécessaire, à s’appuyer sur les services de l’ONE.
Plus précisément, 39 dossiers ont été déposés par des structures d’accueil situées en province de Hainaut, dont 25 par des structures privées. Parmi les projets retenus par le Gouvernement, aucun des six dossiers supplémentaires subsidiés en 2026 ne concerne la province de Hainaut.
Toutes les demandes n’ont pas pu être financées, non par manque de pertinence, mais en raison de limites budgétaires objectives. Il a fallu faire des choix difficiles, mais nécessaires pour concentrer les moyens sur les situations les plus critiques. Pour cette province, les 29 projets non retenus sont les suivants : voir annexe.
Les principales raisons de refus sont souvent liées à des risques de fermeture non prouvées par document probant, à des travaux déjà réalisés, à des non-risques de fermeture (excepté temporaire en cas de forte chaleur) ou encore des risques économiques, ou des délais jugés trop courts pour obtenir les devis ou avis de professionnels rendant la demande non recevable.
Je souhaite également préciser que le travail réalisé pour les dossiers non retenus n’est pas perdu. Les structures concernées seront recontactées dans le cadre de la nouvelle programmation dédiée aux rénovations, prévue pour 2026, sur laquelle mes équipes travaillent déjà activement. Les demandeurs ne devront donc pas repartir de zéro : leurs documents administratifs, diagnostics et pièces techniques pourront être réutilisés. Le cas échéant, les projets pourront être ajustés avant d’être réintroduits, notamment si la situation a évolué ou si d’autres solutions ont été trouvées entre-temps.