L’impact pour l’agriculture wallonne de la découverte d’un cas de grippe aviaire en province de Namur
Session : 2025-2026
Année : 2025
N° : 173 (2025-2026) 1
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Question écrite du 28/11/2025
de FONTAINE Eddy
à DALCQ Anne-Catherine, Ministre de l'Agriculture et de la Ruralité
La détection de foyers de grippe aviaire dans la province de Namur suscite l'inquiétude dans le secteur avicole. Si les mesures de confinement sont décidées au niveau fédéral, les conséquences économiques pour les éleveurs, elles, relèvent bien souvent de la Région. Or, les pertes potentielles pour les exploitations situées dans les zones de restriction sont importantes : rupture de contrat, impossibilité de livrer, blocage des ventes…
Quelle coordination la Région wallonne met-elle en place avec l'AFSCA pour accompagner les producteurs concernés ?
En termes d'indemnisation, qu'est-ce qui est prévu dans ce genre de cas ?
Et surtout, quelles leçons Mme la Ministre tire-t-elle de cette situation pour renforcer à l'avenir la résilience du secteur face à de telles épidémies ?
Réponse du 29/12/2025
de DALCQ Anne-Catherine
La grippe aviaire H5N1 a en effet gagné en intensité ces dernières semaines dans notre pays, mais également dans les pays limitrophes. Pour cette raison, le ministre fédéral de l’Agriculture, David Clarinval, a rétabli le 23 octobre dernier l’obligation de protection des volailles.
Je reste en contact permanent avec David Clarinval, Ministre fédéral de l’Agriculture. Mon administration reçoit toutes les instructions émanant du centre de crise de l’AFSCA, compétent pour toutes les maladies très contagieuses (de la classe A). Le Risk Management Group, reprenant l’État fédéral, les Communautés et les Régions, assure le suivi de toutes les menaces de maladies zoonotiques.
Les volailles abattues dans les élevages touchés sont indemnisées par le Fonds sanitaire Volailles, qui dépend du SPF Santé publique. Ce fonds a pour objectif de constituer une réserve financière destinée à soutenir des mesures de prévention et de contrôle des maladies animales ayant un impact économique et sanitaire. Il sert notamment à indemniser la valeur des animaux abattus sur ordre et à financer des programmes de lutte contre certaines maladies, en particulier par l’accompagnement des exploitations confrontées à des problèmes persistants.
Il faut également rappeler que l’AFSCA prend en charge les frais d’analyse des échantillons pour détecter d’éventuelles contaminations des élevages par la grippe aviaire.
Pour tirer les leçons de cette situation et améliorer la résilience face aux épidémies futures, plusieurs actions ont déjà été mises en place : - le renforcement des audits de biosécurité et des contrôles réguliers dans les exploitations, - le développement d’outils numériques pour la notification rapide des oiseaux sauvages retrouvés morts et la gestion des alertes.
Les mesures sont ciblées et limitées dans le temps. La vigilance reste de mise, tant pour la faune sauvage que pour les élevages, afin de limiter la propagation du virus et préserver la filière avicole.