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L’accessibilité aux soins de santé chez le médecin généraliste

  • Session : 2025-2026
  • Année : 2025
  • N° : 510 (2025-2026) 1

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  • Question écrite du 18/12/2025
    • de DEVIN Laurent
    • à COPPIETERS Yves, Ministre de la Santé, de l'Environnement, des Solidarités et de l'Economie sociale
    Plusieurs communes wallonnes font à une pénurie de médecins généralistes. Cette pénurie se fait ressentir de manière plus vive encore dans les zones rurales.

    Les conséquences d'une telle pénurie peuvent être désastreuses et créent un véritable danger pour la santé publique.

    Quels sont les dispositifs mis en place ou envisagés pour pallier ce problème ?

    Quelle est l'analyse de la situation de M. le Ministre ?
  • Réponse du 12/01/2026
    • de COPPIETERS Yves
    L’accessibilité aux soins de santé, et particulièrement en zone rurale, constitue effectivement un enjeu important sur lequel les efforts doivent se concentrer.

    La pénurie de médecins généralistes est une menace multifactorielle qu’il faut attaquer simultanément sur plusieurs fronts pour être à même de pouvoir garantir à chaque citoyen le droit d’accéder à des soins de santé adaptés, quel que soit son lieu de résidence.

    Afin d’avancer dans cette direction, il est nécessaire de poursuivre le soutien au dispositif Impulseo qui a pour but d’augmenter à la fois l’attractivité des zones en pénurie à l’égard des jeunes diplômés, et la rétention des médecins déjà installés.

    Afin d’aider l’installation des jeunes médecins dans les zones en pénurie, des primes sont octroyées dans le cadre de Impulseo I et rencontrent un vif succès sur le terrain.

    Le nombre de primes Impulseo I accordées a considérablement augmenté depuis la reprise du dispositif par l’AViQ. Il en est de même en ce qui concerne le nombre de subsides octroyés dans le cadre des dispositifs Impulseo II et III, qui attribuent une intervention soit dans les coûts salariaux soit dans les frais de recours à des services de télésecrétariat.

    Le budget total des primes et subsides relatif à l’année 2026 est ainsi estimé à plus de 14 millions d’euros. Toutefois, cette augmentation des moyens doit s’accompagner d’une réflexion sur l’efficience du dispositif : le budget 2026 constituera une transition vers plus de maîtrise des dépenses, en la matière, dans le cadre des discussions avec la médecine générale.

    Un subside est également prévu pour des structures d’appui en médecine générale, qui proposent un accompagnement aux jeunes médecins pendant les 18 mois après leur installation.

    Le dispositif Impulseo n’est, cependant, pas le seul outil existant pour favoriser l’installation de nouveaux médecins en zones de pénurie.

    Une autre approche vise à octroyer un agrément aux équipes multidisciplinaires organisées selon les critères correspondants aux associations de santé intégrée (ASI).

    Le soutien aux « maisons médicales » est prévu dans la DPR et se traduit par plusieurs dispositifs de soutien à certaines activités des associations de santé (ASI). Chaque année, de nouveaux opérateurs sont agréés pour cette mission. Par exemple, trois nouvelles structures ont été agréées au 1er janvier 2025. Un subside est octroyé à chaque ASI par la Wallonie, pour soutenir principalement la mise en place d’une fonction d’accueil de la personne et de sa demande, la tenue hebdomadaire de réunions de coordination de l’équipe multidisciplinaire et la réalisation d’activités en santé communautaire. Pour les nouvelles ASI en zone rurale et semi-rurale, le fonds Feader offre une intervention financière en équipement et en investissement immeuble pour maximum 200 000 euros.

    Afin d’actualiser le dispositif de soutien à la pratique de la médecine générale pour qu’il soit davantage en phase avec la réalité opérationnelle des médecins généralistes, un groupe de travail « médecine générale », composé des syndicats de médecins et de la Fédération des associations de généralistes de la Région wallonne, a été constitué et s’est réuni à plusieurs reprises afin de poursuivre les travaux déjà entamés sous la précédente législature.

    Ce groupe de travail réfléchit à d’autres aspects liés à la médecine générale, comme l’actualisation des missions des cercles de médecine générale, qui permettront via un décret en préparation, d’ancrer la notion de médecine générale dans le Code wallon de l’action sociale et de la santé.

    Ce groupe tire profit des expériences de ses membres ainsi que d’autres apports, notamment les réflexions et les travaux menés par le Centre de coordination francophone pour la médecine générale (CFFMG). Cette structure élabore des pistes afin de proposer aux assistants un accompagnement dans les zones en pénurie afin d’améliorer la qualité et l’attractivité des stages, apporter un support aux assistants, faciliter une installation plus définitive du médecin dans une zone en pénurie et veiller à la rétention après installation des médecins dans les zones de pénurie.

    Autant de pistes qui seront évaluées et discutées en GT et qui permettront d’envisager des actions prioritaires dans les zones en pénurie.