à DESQUESNES François, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux
De plus en plus de communes font face à des cimetières saturés, incapables d’accueillir de nouvelles sépultures. La remise en cause de la perpétuité a constitué une réponse, mais elle n’a pas suffi à endiguer le phénomène partout, notamment là où la pression foncière est forte et où les extensions sont impossibles.
Quelle est l’analyse de M. le Ministre de la situation ?
Dispose-t-il de données consolidées (communes en saturation, projection à 5-10 ans, besoins en extension, coûts) ?
Quelles solutions privilégie-t-il : optimisation des emplacements, développement encadré de la crémation/columbariums, jardins du souvenir, réhabilitation des sépultures abandonnées, ou soutien aux communes pour créer/étendre des cimetières ?
Enfin, certains pays développent des modèles de cimetière et de sépulture différents (gestion de l’espace, modularité, mutualisations intercommunales).
M. le Ministre étudie-t-il une évolution du modèle wallon, et si oui, quel serait le cadre (juridique, culturel, environnemental) pour faire évoluer progressivement les pratiques tout en respectant les sensibilités et les cultes ?
Réponse du 28/01/2026
de DESQUESNES François
Concernant la saturation des cimetières, mon Administration m’indique qu’aucune statistique consolidée n’est actuellement disponible.
La solution recommandée est d’abord et avant tout une bonne gestion administrative et opérationnelle des cimetières. Cela passe par le suivi des concessions et le recours approprié aux exhumations prévues par la législation, ce qui permet de libérer de l’espace et de limiter les situations de saturation.
La Cellule de gestion du patrimoine funéraire du SPW IAS peut être sollicitée pour accompagnement et forme les agents communaux fossoyeurs aux bonnes pratiques en la matière.
Cet encadrement du SPW IAS et de sa cellule funéraire est fort utile et doit permettre aux communes d’améliorer, le cas échéant, leur mode de gestion des cimetières dans le respect dû aux défunts et à leurs proches, mais également dans le cadre d’une gestion parcimonieuse des cimetières.