à COPPIETERS Yves, Ministre de la Santé, de l'Environnement, des Solidarités et de l'Economie sociale
Aujourd'hui plus que jamais, nous connaissons et reconnaissons l'importance de la santé mentale. Pouvoir garantir un accès uniforme aux soins de santé mentale pour tous les citoyens et toutes les citoyennes est élémentaire. Malheureusement, de nombreuses personnes en situation de détresse psychologique sont encore freinées par les coûts engendrés par un suivi thérapeutique.
Que met en place le Gouvernement wallon pour favoriser la plus grande accessibilité financière aux soins de santé mentale ?
Comment la concertation avec le Gouvernement fédéral est-elle organisée afin d'accroitre l'offre de services psychologiques en Wallonie et leurs accessibilités financières ?
Comment la répartition géographique des services est-elle assurée ?
Réponse du 12/02/2026
de COPPIETERS Yves
Cette question porte sur un enjeu essentiel de santé publique.
Il existe une grande diversité de services qui peuvent fournir une aide et des soins en santé mentale, qui sont agréés ou subventionnés par l’AViQ, à savoir : - centres de planning familial ; - centres de réadaptation ambulatoire ; - centre de référence en prévention du suicide ; - centres de télé-accueil ; - cellules mobiles d’intervention ; - hôpitaux ; - hôpitaux psychiatriques ; - initiatives d’habitation protégée ; - maisons de soins psychiatriques ; - plates-formes de concertation en matière de soins palliatifs ; - services d’accueil de jour pour adultes ; - services d’accueil de jour spécialisés pour jeunes ; - services d’aide et de soins spécialisés en assuétudes ; - services de santé mentale ; - services résidentiels de nuit pour adultes ; - services résidentiels pour adultes ; - services résidentiels pour jeunes ; - soins pour patients psychiatriques à domicile.
À cette longue liste, il conviendrait d’ajouter les nombreux services subventionnés facultativement par la Wallonie.
La répartition géographique et l’accessibilité financière de ces services sont décrites service par service dans la règlementation wallonne.
À titre d’exemple, le CWASS fixe une programmation des services de santé mentale d’au moins un service de santé mentale par 50 000 habitants et par arrondissement administratif. Par ailleurs, le CRWASS fixe un tarif maximum pour quatre types de prestations dans les services de santé mentale : - 13,19 euros pour une consultation individuelle ; - 20 euros pour une consultation en couple ; - 25 euros pour une consultation en famille avec enfants ; - 10 euros par participant pour les activités de groupe de deux participants d’une durée de trois heures.
Ces tarifs sont liés à un indice-pivot et sont adaptés selon un calcul détaillé dans le CRWASS.
La concertation avec le Gouvernement fédéral s’organise via la Conférence interministérielle (CIM) santé publique et ses différents groupes de travail. La CIM réunit les ministres compétents afin d’assurer une cohérence des politiques de santé publique entre fédéral, régions et communautés. Elle permet : - d’articuler les compétences partagées (prévention, organisation des soins, information sanitaire, financement…), - de co‑construire des positions communes, - d’éviter les divergences entre entités fédérées.
Les thèmes transversaux traités par la CIM incluent la prévention, la qualité des soins et l’organisation des services. En 2025, La CIM a travaillé sur l’accessibilité et la structuration du système de soins, incluant la santé mentale, via la réforme globale du paysage hospitalier. Selon les experts, la réforme du paysage hospitalier s’inscrit dans un parcours visant à instaurer un modèle de soins intégré, fondé sur une approche holistique du Quintuple Objectif (Quintuple Aim), qui combine qualité, accessibilité financière, bien-être des patients et des professionnels, ainsi qu’équité. Ce sont également des objectifs qui guident mon action en matière de santé mentale en Wallonie.
En résumé, le Gouvernement wallon agit simultanément sur : - l’accessibilité financière, via un encadrement des tarifs et un financement structurant de nombreux services ; - l’accessibilité territoriale, via une programmation géographique équilibrée ; - la cohérence interfédérale, via des travaux réguliers au sein de la CIM Santé publique.