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La perméabilité des parkings

  • Session : 2025-2026
  • Année : 2026
  • N° : 1053 (2025-2026) 1

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  • Question écrite du 12/03/2026
    • de BORSUS Willy
    • à DESQUESNES François, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux
    En France, la Loi climat & résilience oblige, depuis 2023, les propriétaires de parking d'Établissement recevant du public de plus de 500 m² à favoriser la perméabilité de leur sol et l'infiltration des eaux pluviales sur la moitié de leur surface.

    Selon les experts, un parking perméable limite le ruissellement sur la parcelle et les eaux se diffusent et s'infiltrent sans passer par des canalisations qui concentrent les effluents.

    La réalisation latérale de noues d'infiltration permet également la plantation d'arbres hautes tiges ombrageant le parking et limitant l'effet de chaleur. Ceci peut représenter un double effet positif. En effet, d'un côté, cela réduit les îlots de chaleur urbaine ; de l'autre, cela améliore la qualité des sols en les gardant plus humides, ce qui encourage la croissance et la préservation de la végétation.

    Nous avons connu une véritable tragédie en juillet 2021 et selon certains experts, ce phénomène météorologique se multiplierait dans les prochaines années, et ce, de façon plus récurrente. Des outils sont mis à disposition des élus locaux afin d'anticiper certains risques et les aident également à prendre des décisions dans les zones à risques d'inondation.

    La circulaire ministérielle du 23 décembre 2021 relative à la constructibilité en zone inondable a-t-elle été évaluée récemment ?

    Une réflexion est-elle en cours, si besoin, pour la faire évoluer ou le cas échéant, pour intégrer l'obligation de revêtements perméables des parkings dans les nouveaux projets d'urbanisme ou de rénovation, en particulier dans certaines zones à risque ?

    Quelle est l'analyse de M. le Ministre de la réglementation française en vigueur ?
  • Réponse du 02/04/2026
    • de DESQUESNES François
    En Wallonie, la gestion des eaux pluviales est un élément central de l’instruction des projets d’urbanisme. Les aires de stationnement, lorsqu’elles font partie d’un projet soumis à permis, font l’objet d’une évaluation de leurs incidences sur l’environnement.

    Le projet doit, le cas échéant, être adapté au regard des conclusions de cette évaluation afin de limiter les rejets vers l’aval, et l’autorité compétente peut imposer des prescriptions spécifiques, notamment concernant l’infiltration des eaux ou le choix des revêtements.

    Cette approche permet de tenir compte à la fois des enjeux de lutte contre les inondations, d’infiltration des eaux et de prévention des risques de pollution. Elle se traduit, sur le terrain, par un encadrement strict des projets, parfois plus exigeant que les dispositions uniformes en vigueur en France.

    S’agissant de l’évaluation de la circulaire du 23 décembre 2021 relative à la constructibilité en zone inondable, les référentiels « Construction en zone inondable », édité en octobre 2022, et « Gestion durable des eaux pluviales », édité en juin 2023, sont venus utilement la compléter.

    Deux projets de circulaires visant spécifiquement la gestion durable des eaux pluviales et l’adaptation de la circulaire du 23 décembre 2021 sont actuellement à l’étude. Ils seront prochainement soumis à l’analyse de la « task force » CoDT que j’ai mise en place en début de législature.

    Enfin, s’agissant de l’opportunité d’imposer de manière générale des revêtements perméables pour les parkings, le Gouvernement wallon privilégie, à ce stade, une approche au cas par cas, qui concilie infiltration des eaux, prévention des risques de pollution et gestion des zones à risque. Des recommandations destinées aux autorités locales sont cependant prévues dans le cadre du projet de circulaire sur la gestion durable des eaux pluviales.