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La réforme du paysage hospitalier et son impact dans la région du Centre

  • Session : 2025-2026
  • Année : 2026
  • N° : 863 (2025-2026) 1

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  • Question écrite du 20/03/2026
    • de DEVIN Laurent
    • à COPPIETERS Yves, Ministre de la Santé, de l'Environnement, des Solidarités et de l'Economie sociale
    Lors de l'une de mes précédentes interpellations en matière d'accessibilité aux soins psychiatriques d'urgence, M. le Ministre m'avait développé les axes sur lesquels il souhaitait agir en la matière. L'un d'entre eux était en lien avec la réforme du paysage hospitalier. Depuis décembre, le Gouvernement wallon est en possession d'un rapport d'experts commandité par la CIM Santé qui dresse plusieurs pistes pour dessiner le futur paysage hospitalier belge.

    Qu'envisage M. le Ministre précisément comme changements concrets par le biais de cette réforme ?

    Comment les soins psychiatriques d'urgence seront-ils impactés par cette réforme ?

    Dans quel calendrier s'inscrit-elle ?

    Enfin, M. le Ministre est-il déjà en mesure de nous communiquer l'impact de cette réforme sur le paysage hospitalier de la région du Centre ?
  • Réponse du 08/04/2026
    • de COPPIETERS Yves
    Le rapport du groupe d’experts indépendants, présenté à la Conférence interministérielle (CIM) Santé publique le 17 décembre 2025, constitue la base technique de la réflexion actuelle.

    Ce rapport propose une nouvelle structuration des hôpitaux (hôpitaux généraux et universitaires) en quatre catégories, tout en attirant l’attention sur la nécessité d’évoluer vers un modèle de soins intégrés.

    Certains hôpitaux seraient donc amenés à se transformer (en centre médical local, en hôpital de soins intermédiaires…) s’ils ne rencontrent pas les critères proposés par les experts.
    Les experts préconisent également une réforme de l’aide médicale urgente, avec la création d’une structure d’appel intégrée dans laquelle le 112 et le 1733 collaborent, 24h/24 et 7j/7. Les services d’urgences, en ce compris la garde psychiatrique, seraient situés uniquement dans un Hôpital général régional. Les postes de garde seraient idéalement situés sur le site d’un HGR ou d’un CML lorsque la distance vers le HGR est trop importante, et devraient être organisés de manière complémentaire au service d’urgence du HGR.
    Pour mener à bien cette réforme, les experts proposent un plan de transition sur 10 ans, appuyé par la CIM Santé publique et avec une évaluation intermédiaire à mi-parcours.

    Ce rapport comprend des recommandations qui ont été transmises à la CIM Santé publique qui en a pris acte. Nous ne sommes qu’au début du travail, car chaque entité doit maintenant solliciter l’avis de son/ses organe(s) consultatif(s) qui doi(ven)t rendre un avis pour la fin avril 2026. Ce travail est toujours en cours pour ce qui concerne l’AViQ.
    Sur la base de toutes ces contributions, les grandes lignes politiques au sein de la CIM et des gouvernements respectifs seront définies d’ici la fin juin 2026. La concertation entre les différents niveaux de pouvoirs sera donc assurée dans ce cadre.

    En tant que ministre wallon de la Santé, je considère que ce rapport est une base de travail, pas une décision politique définitive. Pour la Wallonie, toute mise en œuvre doit garantir l’accessibilité aux soins et l’équité entre citoyens, en tenant compte des densités de population et des réalités rurales. Cette réforme devra s’articuler avec les autres réformes régionales, dont le renforcement de la première ligne. La réforme impose une approche concertée pour assurer une cohérence d’ensemble entre les entités.