La couverture des coûts liés aux activités aéronautiques dans les grands aéroports régionaux
Session : 2025-2026
Année : 2026
N° : 299 (2025-2026) 1
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Question écrite du 24/03/2026
de CREMASCO Veronica
à NEVEN Cécile, Ministre de l'Energie, du Plan Air-Climat, du Logement et des Aéroports
Pour les aéroports, il apparaît que la couverture des coûts liés aux activités aéronautiques n'est pas toujours entièrement assurée par les recettes provenant des redevances aéroportuaires. Autrement dit, les revenus générés par les services directement liés aux opérations aériennes, tels que les frais de stationnement des avions ou les redevances d'atterrissage, ne suffisent pas toujours à couvrir les dépenses associées à ces activités.
Dans ce contexte, Mme la Ministre peut-elle communiquer son analyse de la situation financière des aéroports wallons en matière de couverture des coûts des activités aéronautiques par les seules redevances ?
Réponse du 22/04/2026
de NEVEN Cécile
Il convient tout d’abord de préciser qu’il est réducteur de vouloir considérer l’analyse des coûts et rentrées financières sous le seul aspect de l’activité, certes centrale, de faite atterrir ou décoller des avions.
En effet, les aéroports wallons s’inscrivent dans un modèle économique mixte combinant des revenus aéronautiques (redevances d’atterrissage, de décollage, parkings avions, et cetera), des revenus non aéronautiques (parkings voitures, commerces, activités immobilières, handling, et cetera.) et des subventions publiques pour missions régaliennes, couvrant notamment la sûreté, l’incendie ou les missions de service public.
Il existe donc un écosystème et un modèle économique, qui s’imposent à l’exploitant d’un aéroport afin de rencontrer tant les obligations légales ou réglementaires que les besoins opérationnels pour permettre cette activité purement aéronautique.
De plus, la définition des coûts pour ces seules activités aéronautiques est complexe à établir.
En effet, à titre d’exemple, il est impensable d’exploiter un aéroport sans tenir compte des coûts engendrés par la sûreté parce que ceux-ci ne sont pas liés directement aux activités aéronautiques, mais sans la mise en place d’un service de sûreté, l’aéroport ne pourrait être exploité.
Les redevances aéronautiques contribuent substantiellement au financement des infrastructures et services nécessaires aux opérations aériennes, mais elles ne couvrent pas, à elles seules, l’ensemble des coûts de l’activité aéronautique, dès lors que celle ci repose sur des infrastructures, des coûts de sûreté et des charges immobilières indispensables, mais non attribuables exclusivement au trafic aérien.
Le modèle économique des aéroports régionaux wallons repose donc, comme dans la majorité des aéroports européens, sur un équilibre entre ses différentes sources de revenus.