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La stratégie de lutte contre les agressions des agents du TEC

  • Session : 2025-2026
  • Année : 2026
  • N° : 1156 (2025-2026) 1

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  • Question écrite du 25/03/2026
    • de DEVIN Laurent
    • à DESQUESNES François, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux
    Au printemps dernier, M. le Ministre a échangé à plusieurs reprises sur la question de la sécurité des agents du TEC suite à plusieurs agressions inacceptables. Comme je m'y étais engagé, je reviens vers lui pour une question de suivi.

    L'an dernier, il a annoncé une série de mesures de prévention, d'accompagnement, de dissuasion et de répression (cabines fermées, billettique et titres via appli, formations et e-learning, pédale de détresse et dispatching, soutien psychologique, caméras embarquées avec perspective de transmission en direct …). Il a également annoncé qu'un chapitre spécifique serait intégré au futur contrat de service public et évoqué un dialogue structurel avec les Parquets pour améliorer la collaboration et surtout le retour d'information aux agents.

    M. le Ministre peut-il faire le point sur l'implémentation des différentes mesures annoncées l'an dernier ?

    Où en est le déploiement des dispositifs annoncés (campagne de sensibilisation, caméras embarquées, effectifs de sécurité, opérations de contrôles, présence policière ciblée) avec quel calendrier et quel budget ?

    Les organes locaux de coordination (TEC-police-parquet-syndicats) se réunissent-ils effectivement et quelles décisions opérationnelles en sortent ?

    Depuis 2024, les dépôts de plainte sont systématiques après chaque agression. Ces procédures ont-elles donné lieu à des condamnations ?

    Dispose-t-il des chiffres consolidés des agressions en 2025 ? Quelle est l'évolution par rapport aux années antérieures ?
  • Réponse du 16/04/2026
    • de DESQUESNES François
    L’Opérateur de transport de Wallonie a réalisé un état des lieux de mise en œuvre des différents dispositifs que l’honorable membre évoque. Ainsi :
    - tous les bus sont équipés de caméras à bord permettant de visualiser l’ensemble de l’intérieur du véhicule, avec enregistrement permanent sur un disque dur embarqué ;
    - les opérations de contrôles des titres de transport ont été renforcées, avec notamment des opérations « coup de poing » visibles et efficaces avec la police et/ou sécurail ;
    - des agents de sécurité pour le contrôle des titres de transport ont été recrutés et formés ;
    - une étroite collaboration avec les polices locales a été mise en place allant, dans certain cas et ponctuellement, jusqu’à la montée de la police à bord de bus de sorte à dissuader les agressions, ainsi qu’à la présence de policiers en civil ;
    - depuis peu, l’Opérateur de transport de Wallonie est devenu membre de la « Commission contre les agressions dans les fonctions publiques » laquelle est notamment composée de représentants des services d’urgence et de l’Institut Vias. Ses travaux portent sur le partage des connaissances, le signalement et les recommandations à l’attention du politique en matière de lutte contre les agressions ;
    - une nouvelle campagne de sensibilisation intitulée « ça roule dans le bus » débutera en avril 2026 ;
    - les organes locaux de coordination avec les Parquets, qui existent depuis de nombreuses années, ont été réactivés de manière plus systématique depuis 2024. Ils débattent essentiellement des types d’agressions les plus répétitifs et identifient les mesures de prévention à mettre en œuvre pour y pallier ;
    - par ailleurs, l’OTW a établi une procédure unique de classification des agressions afin de pouvoir les comptabiliser de manière univoque et comparable. 315 actes répréhensibles ont été constatés en 2025 pour 314 en 2024. Il peut s’agir de destructions volontaires, de menaces, harcèlement ou faits de violence physique ou non ;
    - la moitié de faits répertoriés concerne des actes dits de violence légère, c’est-à-dire, des injures, crachats ou autres incivilités, mais sans coup ni blessures. Un peu moins de 10 % des faits répertoriés concernent des actes de violences physiques ;
    - sur le plan de la répartition géographique, plus de 85 % des faits concernent la BU de Liège-Verviers. C’est bien sûr un élément sur lequel le futur CSP devra contenir des engagements clairs.

    Concernant le suivi des plaintes, l’Opérateur de transport de Wallonie n’est pas en mesure de me fournir de statistiques sur les suites judiciaires, l’information relevant de l’Autorité judiciaire.

    Enfin, le futur contrat de service public ne manquera pas d’insister sur les aspects liés à la sécurité et à la lutte contre les agressions dont sont victimes les conducteurs et les usagers.