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La pertinence de la méthode ANABEL dans la réforme des pôles locaux du logement (PLL)

  • Session : 2025-2026
  • Année : 2026
  • N° : 519 (2025-2026) 1

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  • Question écrite du 06/07/2026
    • de DEVIN Laurent
    • à NEVEN Cécile, Ministre de l'Energie, du Plan Air-Climat, du Logement et des Aéroports
    Le rapport de l'ASBL Centre d'études en habitat durable (CEHD) s'appuie sur la méthode ANABEL, qui consiste à regrouper les communes sur la base de l'intensité des flux, méthode déjà utilisée pour des bassins d'emploi ou d'enseignement.

    Pour quelles raisons cette méthode a-t-elle été jugée pertinente pour éclairer une réforme territoriale du logement ?

    Quelles limites méthodologiques le Gouvernement wallon identifie-t-il à son utilisation dans le domaine du logement public et, plus largement, du logement ?

    Une expertise indépendante ou un avis méthodologique complémentaire a-t-il été sollicité avant de mobiliser cette méthode dans la réforme des PLL ?
  • Réponse du 28/07/2026
    • de NEVEN Cécile
    La méthode ANABEL a été jugée pertinente parce qu’elle permet d’objectiver des bassins territoriaux à partir des relations entre communes, plutôt que de partir uniquement des limites administratives ou des périmètres institutionnels existants.

    Un autre élément qui renforce la pertinence du modèle utilisé tient au fait que les candidats locataires « sociaux » constituent le public le plus vulnérable de la politique du logement. Partir de leurs besoins, de leur vision des territoires, des besoins des usagers bouscule certes les habitudes, mais a tout son sens dans le cadre d’une réforme visant une meilleure efficience de la politique du logement.

    En effet, pour rappel, les candidats peuvent exprimer plusieurs choix de localisation. Ces choix permettent d’identifier les territoires dans lesquels les ménages envisagent effectivement de se loger, en tenant compte notamment de leurs attaches locales, de la proximité familiale, de l’emploi ou de la formation, de la scolarité des enfants ou des services.

    Parmi les limites identifiées, on peut citer celles liées notamment au faible nombre de candidatures dans certaines petites communes proches d’une limite de bassin. C’est pour cette raison que plusieurs variantes méthodologiques ont été testées, notamment l’utilisation des candidatures sur trois années, la pondération des choix exprimés par les candidats et différents degrés d’autonomie des bassins.

    Le CEHD a agi en toute autonomie, seul gage du caractère scientifique des travaux délivrés. Cet exercice ne peut être plus transparent, l’étude a été communiquée aux communes et elle figure sur le site du CEHD. Les choix qu’il a posés ont été exposés lors de la tournée des pôles, comme ils sont détaillés dans le rapport.

    S’agissant d’une expertise indépendante complémentaire, il faut rappeler que le CEHD constitue précisément un centre d’expertise spécialisé en matière d’habitat durable et d’analyse des politiques du logement en Wallonie. Il paraît donc pertinent, lorsqu’il s’agit d’éclairer une réforme territoriale de la politique du logement, de s’appuyer sur ses compétences et sur les travaux qu’il a produits.

    La cartographie définitive ne reposera toutefois pas sur ce seul exercice méthodologique. Elle résultera d’un croisement entre cette base objectivée, les orientations approuvées par le Gouvernement, les retours de la consultation et l’objectif poursuivi : définir une échelle territoriale cohérente, permettant aux mécanismes de la réforme de fonctionner efficacement au bénéfice du citoyen.