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Les candidatures au logement public et le champ réel de la réforme des pôles locaux du logement (PLL)

  • Session : 2025-2026
  • Année : 2026
  • N° : 522 (2025-2026) 1

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  • Question écrite du 06/07/2026
    • de DEVIN Laurent
    • à NEVEN Cécile, Ministre de l'Energie, du Plan Air-Climat, du Logement et des Aéroports
    Le rapport de l'ASBL Centre d'études en habitat durable (CEHD) construit les bassins à partir des candidatures au logement public enregistrées auprès des sociétés de logement de service public de la Région wallonne (SLSP), alors que la réforme des pôles locaux du logement (PLL) est présentée comme couvrant un champ plus large de la politique du logement.

    Pourquoi ce critère a-t-il été retenu comme base principale de la cartographie proposée ?

    Comment cette approche permet-elle de tenir compte des besoins liés aux AIS, aux APL, aux régies de quartier, à la salubrité, à la rénovation, au crédit social ou à l'accompagnement social ?

    D'autres indicateurs territoriaux ont-ils été testés avant de retenir cette base principale ?
  • Réponse du 28/07/2026
    • de NEVEN Cécile
    Effectivement, l’honorable membre a raison de le souligner, il s’agit d’une réforme qui vise l’ensemble de la politique du logement : l’offre de logements abordables tant à la location qu’à l’acquisition, mais également la rénovation du parc existant.

    Les ménages souhaitant trouver un logement locatif à 380 euros (loyer moyen des logements « sociaux ») constituent la population la plus vulnérable de la politique du logement au regard des locataires du secteur privé ou des candidats-propriétaires, des propriétaires souhaitant rénover ou des propriétaires possédant plusieurs biens qu’ils souhaitent louer. Ils sont donc plus contraints que les autres usagers de la politique du logement, que ce soit financièrement ou en termes de mobilité par exemple.

    Nous disposons en outre, ce qui est trop rare en Wallonie, d'une base de données sur plusieurs années et de plus de 40 000 ménages, ce qui est statistiquement relevant.

    Les candidatures au logement public ont été retenues comme base principale, car elles constituent une donnée objectivable, disponible à l’échelle wallonne, comparable entre territoires et directement liée à la demande exprimée par les ménages.

    Cette donnée présente aussi l’intérêt de ne pas partir des périmètres institutionnels existants, hérités de l’Histoire, mais des choix de localisation formulés par les candidats, des besoins des usagers. Elle permet donc d’identifier les relations concrètes entre communes et les territoires dans lesquels les ménages souhaitent effectivement se loger.

    Cela ne signifie pas que la réforme des pôles locaux du logement se limiterait aux seules SLSP ou au seul logement public locatif. Les pôles ont vocation à constituer une échelle de coordination plus large de la politique du logement.

    Les besoins liés aux AIS, aux APL, aux régies de quartier, à la salubrité, à la rénovation, au crédit social ou à l’accompagnement social seront pris en compte dans les autres volets de la réforme, notamment dans le diagnostic territorial, la définition d’objectifs par pôle, la programmation des projets, l’accompagnement par l’Agence wallonne de l’habitation et le futur droit de tirage.

    Il faut donc distinguer la base utilisée pour objectiver la proposition de découpage territorial et l’ensemble des mécanismes qui s’appuieront ensuite sur cette échelle territoriale pour rendre plus efficiente la politique du logement.