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Le soutien aux femmes SDF

  • Session : 2014-2015
  • Année : 2015
  • N° : 649 (2014-2015) 1

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  • Question écrite du 23/06/2015
    • de TROTTA Graziana
    • à PREVOT Maxime, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l'Action sociale et du Patrimoine

    Les femmes sont plus souvent touchées par les risques de précarité que les hommes. Il semblerait également qu'à nouveau cette affirmation se confirme au sein de la population des sans-abris.

    Les souffrances exprimées par les femmes en errance sont rarement matérielles selon une enquête de terrain réalisée en 2010 auprès de 120 femmes SDF. Au contraire, elles exprimeraient plus facilement des soucis d'ordre psychoaffectif.

    Parce que les attentes du public féminin peuvent être différentes de celles des hommes, une association carolo a mis en place un espace de bien-être réservé aux femmes en errance afin de les aider à retrouver une image positive d'elles-mêmes.

    Cette initiative, qui serait unique en Wallonie, offre aux femmes un soutien social en organisant des activités comme des ateliers de manucure. Grâce aux ateliers proposés, des liens sociaux se tissent et permettent aux femmes qui vivent dans la rue de sortir de leur isolement et retrouver confiance en elles.

    Monsieur le Ministre a-t-il connaissance de ce projet ? Quel soutien la Wallonie peut-elle apporter à ce type d'initiative ? Envisage-t-il d'étudier la généralisation de ces structures au sein des villes qui accueillent un relais social ?

    Afin de mieux cibler les aides et le soutien à apporter aux SDF, la Wallonie dispose-t-elle de statistiques genrées relatives à cette population ?
  • Réponse du 03/07/2015
    • de PREVOT Maxime

    Depuis plusieurs années, le centre d’accueil « Comme chez nous » a développé l’initiative « Les Fleurs du Bien » pour permettre aux femmes en situation de précarité de se valoriser et augmenter l’estime de soi. Il organise également un Groupe de réflexion sur la précarité féminine, le GRAF, rassemblant des représentants de différents services. Ce groupe poursuit notamment le projet d’organiser une formation/sensibilisation ouverte aux travailleurs sociaux en vue de mieux faire comprendre la situation des femmes en situation de précarité.

    Ce projet spécifique s’inscrit dans les axes de travail des relais sociaux. À noter qu’il n’existe pas de budget particulier pour la prise en charge des femmes sans abris ; les budgets sont en effet, globalisés.

    À ce stade, la généralisation de cette structure n’est pas envisagée dans les autres villes. Au sein de chaque relais social, les partenaires membres du relais social décident en effet en toute autonomie et par consensus, des projets à mener pour lutter contre la grande précarité et l’exclusion sociale sur leur territoire d’action.

    Afin de cibler les aides et le soutien à apporter aux SDF, je confirme que les relais sociaux et leurs partenaires collectent des données sur le public en grande précarité et le fonctionnement des services qui lui viennent en aide, en relation avec l’Institut wallon de l’Évaluation, de la Prospective et de la Statistique (IWEPS). En dehors de ce dispositif, les pôles d’urgence sociale et les abris de nuit eux aussi rentrent également des données.

    Vu l’étendue de ces données, j'invite l'honorable membre à préciser son attente dans une nouvelle question écrite. Je ne manquerai pas de lui y répondre de manière plus précise.