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Les moyens alloués aux relais sociaux en Wallonie.

  • Session : 2004-2005
  • Année : 2005
  • N° : 96 (2004-2005) 1

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  • Question écrite du 03/06/2005
    • de BAYENET Maurice
    • à VIENNE Christiane, Ministre de la Santé, de l'Action sociale et de l'Egalité des chances

    Je voudrais tout d'abord dire combien, en tant que chef de groupe PS au sein de cette assemblée, je me réjouis de voir l'omniprésence de mes collègues dans des débats aussi fondamentaux que le logement ou la politique des CPAS.

    Ce sont autant de leviers qui participent à l'un des principaux défis auxquels notre Wallonie est confrontée, je veux parler ici de la lutte contre la pauvreté.

    Et ce ne sont pas les sorties successives de ces derniers jours en matière de choix de société à opérer pour le devenir de notre Région qui me feront changer d'avis. En tant que responsable politique, il est avant tout de notre devoir de bien le rappeler : nous nous devons de fixer des choix de société clairs et précis dans le temps.

    L'insertion sociale des couches les plus exposées de la population est à placer au tout premier rang de ces priorités.

    Parmi les outils qui sont du ressort de Madame la Ministre pour mener des initiatives d'insertion au niveau du terrain vis-à-vis de publics en décrochage à un point tel que je ne serais pas loin, moi non plus, de demander un « Objectif 1 social » pour effectuer un rattrapage de leurs droits les plus élémentaires, je voudrais focaliser ma question sur les relais sociaux.

    Subventionnés par la Région, ils couvrent aujourd'hui les territoires les plus fragiles en matière de populations paupérisées. Un décret a été adopté fin de la législature précédente sans pour autant leur allouer tous les moyens dont ils pourraient avoir besoin pour mener à bien les missions qui leur sont assignées.

    Aussi ma question sera simple : Madame la Ministre pourrait-elle nous faire état des moyens qui seront consacrés aux relais sociaux pour l'année 2005 ainsi que l'ensemble des missions qui sont de leur ressort ?

    Ce sera l'occasion de rappeler à plusieurs des membres de l'assemblée l'importance croissante que ces outils de proximité prennent au niveau local.



  • Réponse du 09/06/2005
    • de VIENNE Christiane

    La DPR énonce notamment parmi ses objectifs la promotion d'une Région solidaire et encourage plus précisément « la solidarité et le développement de la lutte contre toutes les formes de précarité, de pauvreté et d'exclusion se fondant sur une coordination accrue des différents outils créés à cette fin ».

    Le concept de relais social répond certainement sur un plan local à l'objectif qu'entend poursuivre la Région.

    Partant du constat que l'existence de nombreux services publics et privés n'empêche pas que des personnes se privent de l'aide sociale parce qu'elles ont perdu confiance dans les institutions, le Gouvernement wallon est parti du principe que « puisque les faire venir constitue un obstacle, il faut aller à elles ».

    La préoccupation qui a prévalu lors de l'adoption du décret relatif à l'insertion sociale le 17 juillet 2003 a donc été de répondre d'une manière proactive aux besoins urgents de personnes en détresse sociale aiguë.

    Avec les relais sociaux, il n'était pas question de créer un service supplémentaire mais, d'une part, de coordonner les services et, d'autre part, de renforcer les services existants.

    Les relais sociaux, définis comme un réseau de services publics et privés, développent des projets partenariaux sur les quatre axes d'intervention principaux que sont :

    - l'accueil de jour ;
    - l'accueil de nuit ;
    - le dispositif d'urgence sociale ;
    - le travail de rue.

    Les relais sociaux assurent des approches convergentes entre les différents partenaires de chaque relais pour organiser l'intervention urgente auprès des personnes en détresse aiguë. Ils organisent de manière permanente des lieux de concertation.
    Chaque relais érige des projets sur des besoins identifiés, sur la capacité des opérateurs tant publics que privés, de participer à l'amélioration des conditions de vie et d'insertion des personnes les plus éloignées de l'emploi et en grande précarité, voire à renforcer les dispositifs d'aide, d'accompagnement et d'intervention.

    Par rapport aux différents opérateurs publics ou privés, le subventionnement régional octroyé dans le cadre du relais social constitue souvent un complément à des moyens propres existants.

    Le budget prévu du département de l'action sociale s'élève, pour l'année 2005, à un montant total de 4.443.000 €.

    A titre indicatif en 2004, le budget wallon avait consacré près de 3.000.000 € au soutien des partenaires associatifs ou publics qui sont à présent intégrés dans les relais sociaux.

    En 2005, il consacre 4.104.125,22 € dont :

    - 391.325,22 € personnel ;
    - 244.800,00 € fonctionnement ;
    - 204.000,00 € pour l'axe prostitution (uniquement à Liège et Charleroi).

    et 3.264.000,00 € pour les projets que je peux résumer comme suit :



    - soit pour le relais social de Liège un total de 1.503.201,61 €
    - soit pour le relais social de Charleroi un total de 1.497.880,41 €
    - soit pour le relais social de Mons un total de 365.493,79 €
    - soit pour le relais social de La Louvière un total de 365.049,41 €
    - soit pour le relais social de Verviers un total de 372.500,00 €

    Le solde des crédits disponibles servira à financer le dispositif d'urgence sociale de Namur et la création prochaine d'un relais social dans cette ville et sans doute aussi à Mouscron.