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La campagne de promotion du secteur ovin suite à la crise de la grippe aviaire.

  • Session : 2005-2006
  • Année : 2006
  • N° : 118 (2005-2006) 1

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  • Question écrite du 30/03/2006
    • de BAYENET Maurice
    • à LUTGEN Benoit, Ministre de l'Agriculture, de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme

    Il y a quinze jours, j'interrogeais Monsieur le Ministre sur les dérogations possibles à donner à certains élevages spécifiques dans le cadre du confinement imposé par la grippe aviaire.

    Comme cela a déjà été le cas pour la rumeur et la façon dont elle se propage, j'espère qu'un sociologue étudiera un jour les phénomènes de consommations liés aux différentes maladies animales. A cet égard, ce que nous vivons depuis quelques semaines est exemplaire.
    En effet, sur le territoire, un élevage ovin a été touché. Grâce au suivi sanitaire des élevages, on a détecté cette contamination et les animaux composant l'élevage ont été abattus. De plus, les experts s'accordent à dire que, dans le pire des cas, si un animal atteint du virus entrait dans la chaîne alimentaire, une cuisson suffisante (au dessus de 70° centigrades de façon uniforme sur tout l'animal ce qui est toujours recommandé pour les volailles atteintes ou non de la grippe
    aviaire) permet d'éviter les dangers pour l'homme.

    Et bien, malgré le fait qu'il n'y a donc aucun danger pour l'être humain, on constate une forte baisse de la consommation de volaille. Ce phénomène est symptomatique de notre société dans laquelle une attitude irrationnelle prend le pas sur un comportement logique. On peut même dire que si certains catastrophistes lisent ces lignes, ils me traiteront d'irresponsable, mais j'assume sans aucune crainte.

    Pour en revenir à la baisse de la consommation, il me semble avoir entendu Monsieur le Ministre me répondre qu'il avait dégagé des moyens pour la promotion du secteur ovin.

    Dès lors, mes questions seront simples.

    Quel, ou quels, opérateur(s) Monsieur le Ministre a-t-il choisi(s) pour assurer cette campagne de promotion ? Le cas échéant, s'il s'agit de l'Apaq-W, quel est l'article du décret relatif à la promotion de l'agriculture et au développement des produits agricoles de qualité différenciée du 19 décembre 2002 (Moniteur belge du 28 janvier 2003) qui prévoit ce genre d'intervention ?

    Monsieur le Ministre peut-il nous décrire les actions menées ?

    Quel sera le budget consacré à ces actions ?

    Pourrait-il nous communiquer, dans un mois, soit après les vacances de Pâques, une évaluation des actions menées ?


  • Réponse du 26/04/2006
    • de LUTGEN Benoît

    A la lecture de la question de l'Honorable Membre, je suis resté perplexe.

    En effet, suite à la crise de commercialisation des volailles due à la menace de grippe aviaire, j'avoue n'avoir pris aucune initiative dans le secteur ovin.

    Je suppose que l'honorable Membre veut parler de la filière avicole et non de la filière ovine (la filière ovine s'occupe des ovins, c'est à dire des moutons. Pour la volaille, on parle de filière avicole).

    L'article 6 du décret du 19 décembre 2002 relatif à la promotion de l'agriculture et au développement des produits agricoles de qualité différenciée prévoit que l'APAQ-W est l'instrument du Gouvernement wallon chargé de l'assister dans la définition et la mise en œuvre d'une politique intégrée et concertée de promotion de l'agriculture et de développement des produits agricoles de qualité différenciée sur le territoire de la Belgique.

    A cette fin, l'Agence est chargée, notamment à l'article 6, 4°, en ce qui concerne la promotion de l'agriculture :

    - de faire connaître et apprécier les spécificités de l'agriculture wallonne ;
    - de développer une image positive de l'agriculture, de ses entreprises et de ses produits ;
    - de mettre en évidence la qualité générique des produits, notamment au travers d'informations sur les équilibres alimentaires ;
    - de promouvoir les différents modes de distribution des produits agricoles.

    L'article 7 prévoit aussi que l'Agence développe toute forme de collaboration avec des partenaires publics ou privés en rapport avec ses missions.

    Dès le mois de novembre, une première campagne en faveur du poulet de chair a été menée dans la presse quotidienne, vantant la qualité de notre volaille. Cette campagne visait à encourager la consommation de viande de volaille durant les fêtes de fin d'année. Un coupon permettait aux lecteurs de demander deux brochures présentant les filières wallonnes d'œufs et de volaille.

    En mars, une seconde campagne du même type a été commandée.

    Ces campagnes « suivre le poulet à la trace » ont été remarquées et les demandes de brochures atteignent le demi-millier d'exemplaires. Il faut souligner que le consommateur intéressé a dû faire une démarche volontaire pour les obtenir.

    Enfin dès le 7 avril, pour les fêtes de Pâques, une troisième campagne de promotion a été menée dans les grandes surfaces. Les différents types de volailles labellisés en qualité différenciée sont présentés aux chalands pour dégustation. La préparation en sauce des produits est réalisée par une société spécialisée du Brabant wallon qui les conditionne sous vide pour une conservation au froid.

    C'est une firme spécialisée dans ce type de promotion qui réalise les dégustations sur place pour un équivalent de 454 jours de présence dans les supermarchés, tant en Flandre qu'à Bruxelles et en Wallonie.

    Le coût de ces campagnes est respectivement de 61.441 euros, 52.294 euros et 79.863 euros.

    Je ne manquerai pas d'informer l'honorable Membre de l'évaluation de ces campagnes de promotion.