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La création d’échevinats du bien-être animal en Wallonie

  • Session : 2016-2017
  • Année : 2017
  • N° : 989 (2016-2017) 1
  • Question écrite du 15/06/2017
    • de DEFRAIGNE Christine
    • à DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal

    En février 2017, je m’interrogeais de savoir où en était la situation vis-à-vis de la création d’échevinats du bien-être animal à travers toute la Wallonie.

    Pour rappel, l’existence d’un échevinat du bien-être animal dans une commune permet la mise en place de toutes sortes d’actions relatives au bien-être animal. Par exemple, la mise en place de campagnes de prévention à l’attention de la population, la mise en place d’un service d’éducation canine ou encore stérilisation de chats errants. Les exemples de services que pourrait offrir la création d’un tel échevinat sont nombreux.

    Monsieur le Ministre m’affirmait, en mars 2017, que le nombre d’échevins wallons du bien-être animal s’élevait à 145 et était perpétuellement croissant depuis 2012. Je me réjouis de cet intérêt, mais ce n’est toujours pas suffisant et il serait pertinent que tous les partis soient sensibilisés à cette problématique pour que chaque commune compte un échevin. C’est par ailleurs son ambition également. A l’heure actuelle, où en est la situation  ? A-t-il eu des contacts avec les différents partis  ? Si oui, ont-ils marqué leur accord définitif  ? La mesure suscite-t-elle l’intérêt  ?

    Sur le terrain, les actions menées par les échevins sont bien réelles et ont des conséquences positives au quotidien. La séance d’information organisée à la fin de l’année 2016 a rassemblé plusieurs communes et zones de police. Elles ont été sensibilisées à la pertinence d’une campagne de stérilisation des chats et des chiens errants. A cette fin, des moyens, dont des lecteurs de puces, avaient été mis à leur disposition. Monsieur le Ministre a-t-il eu depuis des retours, positifs ou négatifs, de leur part  ? Les lecteurs de puces se suffisent-ils à eux-mêmes pour identifier et, à terme, stériliser les chats et chiens errants  ? Plus spécifiquement, à la suite de cette réunion, quelle a été la position des autorités liégeoises  ? Qui était le représentant présent à la séance d’information ?
  • Réponse du 23/06/2017
    • de DI ANTONIO Carlo

    Comme indiqué, en octobre 2012, au lendemain des élections communales, il y avait seulement une vingtaine d’échevins wallons compétents en la matière. À l’heure actuelle, ils sont au moins 145 ce qui est déjà une véritable avancée.

    Pour les prochaines élections communales, l’objectif est que chaque parti s’engage, publiquement et à travers son programme, à ce que la compétence du bien-être animal soit confiée, partout en Wallonie, à un échevin déjà existant.

    Il n’y a pas eu d’écho négatif de la part des communes et zones de police ayant acquis un lecteur de puces sur la base de la subvention accordée, que du contraire. En outre, afin de faciliter l’utilisation du lecteur de puces et engager les communes et zones de police dans la démarche qui consiste à contrôler l’identification d’un chien ou d’un chat, l’Unité du Bien-être animal organisera cette année, une campagne de contrôles ciblés avec les communes et zones de police.

    En ce qui concerne la Ville de Liège, il faut clarifier les choses. La Ville de Liège n’était pas représentée lors de la réunion du 4 octobre 2016 en vue d’améliorer les collaborations entre les différents protagonistes du bien-être animal. 25 % des communes ou zones de police de la Province de Liège étaient présentes à cette réunion de travail. Néanmoins, à l’issue de cette réunion, la Ville de Liège a sollicité une réunion sur la matière du bien-être animal. Cette réunion s’est tenue à Liège en novembre 2016. Plusieurs thématiques ont été abordées en ce compris l’échevinat. À cet égard, il a été fait mention qu’une personne au niveau du Cabinet du Bourgmestre avait repris la matière du bien-être animal. Depuis lors, la Ville ne s’est pas inscrite pour la campagne de stérilisation des chats errants et le site internet de la Ville consulté récemment ne fait pas mention de la prise en charge de la compétence du bien-être animal.