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Le recrutement par "escape game"

  • Session : 2018-2019
  • Année : 2018
  • N° : 23 (2018-2019) 1
  • Question écrite du 16/10/2018
    • de LEGASSE Dimitri
    • à JEHOLET Pierre-Yves, Ministre de l'Economie, de l’Industrie, de la Recherche, de l’Innovation, du Numérique, de l’Emploi et de la Formation
    Lors du grand Salon Carrefour pour l’emploi qui se tenait à Paris récemment, une nouveauté dans la manière de recruter a fait son apparition : les « escape games ». Il s’agit de jeux où les participants sont enfermés dans une pièce et doivent trouver la manière de sortir le plus rapidement possible en résolvant divers énigmes et problèmes.
    Cette nouvelle méthode serait en train de devenir un phénomène dans le monde du recrutement, elle permettrait de mettre en avant le « savoir-être » et la personnalité des candidats.

    Actiris confirme la tendance et utilise cette méthode pour inciter les jeunes chercheurs d’emploi à se former.

    Que pense Monsieur le Ministre de cette nouvelle méthode de recrutement ?

    L’« escape game » est-il déjà utilisé par certaines entreprises wallonnes ? Lesquelles ?

    Le FOREm a-t-il recours à cette méthode de recrutement ou compte-t-il l’utiliser à l’avenir ?
  • Réponse du 08/11/2018
    • de JEHOLET Pierre-Yves
    Les « escape games », basés sur le principe de la résolution d’énigmes en équipe, ont la cote pour le moment, à tout le moins en termes de loisir.

    Transposé au niveau du recrutement, ce type de jeu permet au recruteur d’identifier la personne la plus adaptée au poste à pourvoir, et ce, en analysant les comportements individuels et collectifs des personnes. En effet, ce type de jeu permet d’identifier des « soft skills » tels que l’esprit d’équipe, la capacité d’écoute, l’analyse et la déduction.

    Cette méthode de recrutement me paraît intéressante, elle peut en effet représenter un complément intéressant à l’entretien d’embauche.

    Cependant, elle ne me paraît pas appropriée pour toutes les fonctions ni pour toutes les entreprises. En effet, il s’agit malgré tout d’un investissement à consentir en termes de coûts et de temps (minimum 1h pour le jeu et pratiquement la même durée pour le débriefing) pour les entreprises. Ce n’est donc pas nécessairement à la portée de nos TPE et PME.

    Les entreprises wallonnes restent attachées aux canaux habituels de recrutement et le FOREm m’indique ne pas avoir connaissance d’entreprises ayant déjà eu recours à l’« escape game » dans leur procédure de recrutement.

    Le FOREm lui-même n’utilise pas non plus d’« escape game » dans sa procédure de recrutement. Par contre, le Centre de compétence TechniCITE a développé récemment un projet d’« escape game » dans le cadre de l’acquisition de compétences dans le domaine des TIC. L’outil développé vise les adolescents et a pour ambition de leur faire découvrir des métiers de l’informatique au travers d’un scénario centré sur la cybersécurité. L’objectif étant qu’ils puissent envisager les options informatiques dans le cadre de leur future orientation.