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L'impact de la sécheresse sur la pisciculture

  • Session : 2017-2018
  • Année : 2018
  • N° : 686 (2017-2018) 1
  • Question écrite du 24/08/2018
    • de PREVOT Patrick
    • à COLLIN René, Ministre de l'Agriculture, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité, du Tourisme, du Patrimoine et délégué à la Grande Région
    En plus des exploitations agricoles, la sécheresse rencontrée durant cet été 2018 a également fait souffrir les 35 pisciculteurs wallons.

    En effet, les pertes sont considérables dans les élevages de poissons. À Freux, près de Libramont, un pisciculteur estime sa perte entre 45 000 et 50 000 euros et déplore l’absence d’aides pour les pisciculteurs.

    Monsieur le Ministre était-il conscient de ces difficultés rencontrées par le secteur de la pisciculture ?

    A-t-il analysé la situation plus en profondeur ? Qu’en ressort-il ?

    Confirme-t-il qu’actuellement aucune aide n’existe pour les pisciculteurs wallons ? Compte-t-il y remédier ? Si oui, comment ?
  • Réponse du 13/09/2018
    • de COLLIN René
    La pisciculture a, en effet, comme d’autres secteurs de production, été touchée par les conditions climatiques estivales exceptionnelles.

    En premier lieu, ce sont les piscicultures de salmonidés (truites) sensibles au débit de l’eau et au taux d’oxygène dissous dans l’eau qui sont affectées. En effet, ce taux d’oxygène diminue à mesure que la température de l’eau augmente et/ou que le débit ralentit.

    J’ai rencontré l’ASBL « les Aquaculteurs de Wallonie » ce 5 septembre, afin de m’informer des difficultés rencontrées par les producteurs et d’examiner ensemble les possibilités de mesures de soutien au secteur.

    La législation européenne actuelle sur les aides d’état à la pisciculture ne permet pas la reconnaissance du gel ou de la sécheresse comme calamité naturelle qui pourrait faire l’objet d’une intervention du Fonds des calamités. Je ne peux donc disposer de cet outil pour soutenir le secteur aquacole.

    J’analyse en ce moment les différentes possibilités d’aide qu’il serait possible d’octroyer aux pisciculteurs, afin de compenser les pertes dues à la sécheresse et aux fortes températures connues cet été.