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Les alternatives à l'usage du glyphosate pour les utilisateurs professionnels

  • Session : 2018-2019
  • Année : 2018
  • N° : 4 (2018-2019) 1
  • Question écrite du 11/09/2018
    • de MORREALE Christie
    • à COLLIN René, Ministre de l'Agriculture, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité, du Tourisme, du Patrimoine et délégué à la Grande Région
    La question de l’usage du glyphosate est au cœur des débats dans les différents parlements depuis plusieurs mois maintenant. Si notre région s’est montrée pionnière, en interdisant l’usage pour les utilisateurs privés, l’usage pour les utilisateurs professionnels est toujours autorisé.

    Il y a quelques mois, le Ministre fédéral, Denis Ducarme, a promis d’entamer des contacts avec des pays européens qui s’étaient opposés à une reconduction de la molécule. Il semblerait que ces contacts aient été initiés en janvier avec la France avec la Slovénie, la Grèce, Malte et le Luxembourg.

    Aujourd’hui, Monsieur le Ministre renvoie la balle aux régions m’indiquant : « Étant donné que les recherches sur le développement d’alternatives relèvent des compétences des Régions, une collaboration avec celles-ci est nécessaire afin d’obtenir des résultats sur le terrain. C’est la raison pour laquelle j’ai fait parvenir un courrier en ce sens à destination des autorités régionales. »

    Monsieur le Ministre peut-il m’indiquer des avancées faites à ce sujet dans notre région ?

    Le Fédéral contribue-t-il financièrement à la recherche d’alternatives ?

    Ces alternatives n’existent-elles pas déjà ?
  • Réponse du 04/10/2018
    • de COLLIN René
    En date du 15 mars 2018, une réunion « task force glyphosate » a été organisée par le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W). Lors de cette réunion, étaient présents principalement des acteurs de la recherche en Wallonie, ainsi qu’un représentant du SPF Santé publique.

    Cette réunion a été organisée suite à une priorité que j’ai formulée visant à mener des travaux de recherche dont les résultats et aboutissements permettraient de proposer aux agriculteurs des solutions alternatives au glyphosate.

    La question sur ces alternatives a donc fait l'objet de discussions. Il a été soulevé que l'absence de dépôt de projets de recherche relatifs aux alternatives au glyphosate est principalement due au manque d'hypothèses à tester. D’après le groupe de travail, ce même constat interpellant est également ressenti au sein des autres institutions en Europe.

    Il a donc été décidé de se tourner vers les agriculteurs et de les interroger sur leur perception vis-à-vis de cette problématique, et sur leur approche vis-à-vis d’idées sur les alternatives au travers des questions suivantes qui leur seraient posées par le biais des CETA :
    - quels usages ont-ils faits du glyphosate au cours des dernières années ?
    - comment auraient-ils fait sans glyphosate (autre herbicide, autre pratique, et cetera) pour résoudre ou pour éviter le problème ?
    - quels seraient les avantages et désavantages de l’alternative par rapport au glyphosate en termes de coûts, d’environnement, et cetera ?
    - y a-t-il selon eux des spéculations ou des pratiques condamnées par le retrait du glyphosate ?

    L’appel à projets de recherche 2018 initié par la DGO3 comprend quatre thématiques dont une en lien direct avec cette problématique : « Réduction drastique de l’utilisation des pesticides et mise au point d’alternatives autres que chimiques (l’accent sera mis prioritairement sur la suppression de l’utilisation du glyphosate et des néonicotinoïdes) ».

    La procédure d’analyse et de sélection des propositions de projets de recherche reçues suite à cet appel est en cours. Les projets sélectionnés seront connus d’ici fin de l’année 2018.