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Les besoins de mobilité en région liégeoise

  • Session : 2016-2017
  • Année : 2017
  • N° : 720 (2016-2017) 1
  • Question écrite du 19/04/2017
    • de DEFRAIGNE Christine
    • à DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal

    Eurostat a désormais approuvé le projet du tram liégeois et la SNCB a récemment présenté son plan pour la période 2017-2020.

    Vu que la mobilité à Liège est assez chaotique, que certaines lignes sont déjà saturées et que les travaux liés au tram risquent d’aggraver encore la situation, ne faudrait-il pas anticiper et ne pas attendre que le tram, le REL, voire les éventuelles navettes fluviales soient en place pour repenser le réseau des bus ?

    Le TEC et la SRWT ont déjà pris des mesures pour accompagner le tram avec, entre autres, la modification des sites propres.

    Quand sont prévus ces aménagements ? Avant, pendant ou après l’installation du tram ? Par qui seront-ils financés ? La Ville de Liège devra-t-elle participer à l’effort budgétaire ?

    Il serait également intéressant d’adapter les bus aux besoins de mobilité en fonction des pôles d’activité et des autres modes de transport. Une intégration tarifaire est-elle prévue de sorte que les navetteurs puissent profiter du réseau de transports avec un unique ticket ? Une concertation avec la SNCB est-elle prévue sur ce point ?

    Ensuite, dans son plan 2017-2020, la SNCB a prévu d’améliorer son offre pour les étudiants. Or, à Liège, cela fait plusieurs années que les étudiants et l’ensemble des usagers se plaignent de la surpopulation de la ligne 48 qu’ils doivent emprunter pour se rendre au Sart-Tilman vers l’Université, le CHU, etc. Monsieur le Ministre prévoit-il d’augmenter le nombre de bus 48 en heure de pointe ? La mise en place d’une ligne 148 passant par la rive droite est-elle prévue ?

    Il semblerait également que le TEC Liège-Verviers transporte un peu moins de 50 % des voyageurs wallons, mais ne dispose que de 36 % des moyens de la SRWT.

    Confirme-t-il ces chiffres ?
    Si oui, comment les explique-t-il ?

    Pense-t-il que la méthode de répartition devrait être modifiée ?
  • Réponse du 04/05/2017
    • de DI ANTONIO Carlo

    L’arrivée du tram à Liège permettra une amélioration certaine de la mobilité. En parallèle, la structure du réseau TEC de Liège sera réorganisée, mais une anticipation de ce remaniement n’est pas envisageable, de façon générale ou en particulier pour la création d’une ligne 148 en rive droite de la Meuse. En effet, la refonte du réseau telle qu’elle est prévue intègre le rabattement des autobus vers la ligne de tram afin d’éviter les doublons dans l’offre et restructurer celle-ci autour de la ligne de tram. Cette réorganisation permettra de dégager les moyens budgétaires nécessaires à la nouvelle exploitation complémentaire entre le tram et les autobus.

    En ce qui concerne la phase délicate des travaux de la ligne de tram, le Cahier des Charges prévoit un certain nombre d’exigences dans l’organisation des chantiers pour maintenir, au maximum, l’efficacité du réseau actuel d’autobus.

    Pour le surplus, la Société régionale wallonne du Transport et le TEC Liège-Verviers restent attentifs aux difficultés de circulation rencontrées par les autobus et réfléchissent à des pistes d’amélioration. Ainsi, des aménagements prioritaires ont été identifiés sur 14 axes dits « structurants ». La mise en œuvre de ces projets sera progressive, d’une part afin d’éviter de réduire l’accessibilité liégeoise en multipliant les chantiers en même temps que ceux du tram, et d’autre part, compte tenu des études et des permis à obtenir le cas échéant. Le financement de ces projets sera progressivement intégré dans le programme pluriannuel d’investissements d’infrastructures de la SRWT.

    La SRWT et le TEC Liège Verviers participent également aux projets du SPW « Routes Pour l’Emploi 2016 – 2019 », projets qui recouvrent également certains projets proposés dans l’étude des axes structurants. La participation financière d’autres organismes (tels que la Ville de Liège) et l’opportunité éventuelle de marchés conjoints seront  envisagées, au cas par cas, en fonction des zones réellement couvertes par les travaux et des souhaits particuliers de chaque partie concernée.    

    Par rapport à la SNCB, il existe déjà des titres de transport combiné Bus-Train, en billet unique ou en abonnement Next+Train spécifique à Liège, qui permettent de combiner des voyages sur les réseaux TEC et SNCB à l’intérieur de l’agglomération liégeoise.

    Pour la ligne vers le Sart-Tilman, le TEC Liège Verviers examine la possibilité, dans la perspective de la rentrée scolaire de septembre 2017, d’augmenter le nombre d’autobus aux heures de pointe compte tenu de la fréquentation élevée qui est effectivement constatée.

    Enfin, la fréquentation des autobus n’est pas représentative du coût du service proposé à la clientèle, et par conséquent du budget alloué au TEC Liège-Verviers et aux autres sociétés TEC. Ainsi, les subventions sont accordées en fonction du service à remplir, dont le coût dépend davantage du kilométrage parcouru, du nombre de membres du personnel ou du nombre d’autobus. L’investissement dans une ligne de tram constitue par contre une réponse à la fréquentation élevée que connaît le TEC Liège-Verviers.