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Le rapport de Federgon sur les travailleurs intérimaires

  • Session : 2017-2018
  • Année : 2018
  • N° : 516 (2017-2018) 1

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  • Question écrite du 29/06/2018
    • de HENQUET Laurent
    • à JEHOLET Pierre-Yves, Ministre de l'Economie, de l’Industrie, de la Recherche, de l’Innovation, du Numérique, de l’Emploi et de la Formation
    La fédération des prestataires de services RH (Federgon) a publié son rapport annuel sur les travailleurs intérimaires.

    Le secteur de l’intérim emploie 656 281 travailleurs en Belgique, dont 27 % en Région wallonne. Ceux-ci ont principalement moins de 25 ans, un statut d’employé et possèdent un diplôme du CESS.

    L’expérience intérimaire n’est généralement pas la première expérience de travail des employés du secteur : 46,5 % d’entre eux étaient au travail auparavant. Parmi ceux qui étaient au chômage, 53 % l’étaient depuis 6 mois maximum.

    Les missions intérimaires sont principalement pour plus de 12 mois et dans le secteur des services (62 %).

    Seulement 16 % des employés du secteur bénéficient d’une formation.

    Par contre, 71 % des intérimaires recherchent un emploi fixe et 51 % l’espèrent dans l’entreprise où ils prestent.

    Comment Monsieur le Ministre analyse-t-il l’évolution du secteur de l’intérim en Région wallonne ?

    Quels sont les atouts et les faiblesses ?

    Comment aider au développement du secteur ?

    Comment renforcer l’attractivité de l’intérim pour les demandeurs d'emploi ?
  • Réponse du 20/07/2018
    • de JEHOLET Pierre-Yves
    Les chiffres positifs repris dans le rapport annuel de Federgon sont un indice de la bonne santé du marché de l’emploi en Wallonie.

    Le secteur de l’intérim représente une porte d’entrée sur le marché de l’emploi pour les personnes faiblement qualifiées, or, 24,8 % des travailleurs intérimaires inscrits au FOREm ont tout au plus un diplôme du primaire ou du secondaire inférieur. Il représente également une opportunité pour les personnes de 45 ans et plus, dont la part ne cesse d’augmenter (elle est passée de 16,7 % en 2016 à 17,4 % en 2017).

    La diversité de l’offre de services proposée par l’intérim (outplacement, intérim management, recrutement et sélection, et cetera) contribue au dynamisme du marché de l’emploi, ce qui représente pour moi un atout indéniable du secteur.

    Le secteur de l’intérim est fortement influencé par la conjoncture économique. Dès lors, la meilleure manière de soutenir ce secteur, c’est en boostant l’économie et en favorisant l’emploi.
    La DPR prévoit également que « le recours aux intérimaires dans la fonction publique sera autorisé afin de répondre de manière assouplie aux besoins exceptionnels et temporaires ». À l’instar de ce que le Fédéral et la Région flamande ont fait, il serait intéressant de concrétiser cette possibilité au niveau de la Région wallonne.

    Enfin, le renforcement de l’attractivité de l’intérim auprès des demandeurs d’emploi est nécessaire. D’une part, car il s’agit d’un canal exploitable pour de nombreux demandeurs d’emploi, avec ou sans expérience, jeunes ou plus âgés, hommes ou femmes et d’autre part, car il permet d’acquérir une expérience durable ou à tout le moins une expérience valorisable sur le marché du travail.

    Le FOREm travaille déjà en partenariat avec le secteur de l’intérim, notamment pour la gestion et la diffusion des offres d’emploi et dans le cadre de partenariats pour des actions d’accompagnement (modules de recherche d’emploi, coaching, et cetera) ou de formation (ex. VCA pour les travailleurs ou futurs travailleurs intérimaires). J’attends du FOREm qu’il poursuive ses efforts et qu’il active le levier de l’intérim dès qu’il est pertinent au regard du parcours du demandeur d’emploi : acquisition d’une première expérience, découverte d’un métier ou d’un secteur, mission temporaire, et cetera.