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La lutte contre les discriminations à l'emploi

  • Session : 2019-2020
  • Année : 2020
  • N° : 186 (2019-2020) 1

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  • Question écrite du 23/06/2020
    • de AHALLOUCH Fatima
    • à MORREALE Christie, Ministre de l'Emploi, de la Formation, de la Santé, de l'Action sociale, de l'Egalité des chances et des Droits des femmes
    Bien qu'ils soient plus diplômés que la moyenne nationale, les afrodescendants restent écartés du marché du travail, avec un taux de chômage jusqu'à quatre fois plus élevé que la moyenne pour la première génération.

    Une des explications serait que les personnes d'origine étrangère, ayant été diplômées dans leur pays d'origine, ne parviennent pas à faire reconnaitre leurs qualifications. Dans le dernier rapport socio-économique de 2019, copublié par UNIA et le SPF Emploi, le Centre constate que seulement 46,5 % des personnes d'origine maghrébine ont un emploi, contre 73,7 % des personnes d'origine belge. Les personnes originaires du Proche/Moyen-Orient sont encore plus mal loties avec 33,6 %.

    Un autre constat est également tiré dans le rapport concernant la rapidité avec lequel un jeune compatriote trouvera en emploi contrairement à un jeune d'origine étrangère. En effet, l'analyse d'UNIA tend à démontrer que les jeunes belges trouvent leur premier emploi dans un délai d'environ 3 mois, alors qu'un jeune d'origine maghrébine mettra trois fois plus de temps. Ce délai monte à plus d'un an pour les jeunes issus du Proche/Moyen-Orient.

    Face à ces constats et vu la montée croissance d'actes de racisme ces dernières semaines, quelles sont les mesures que Madame la Ministre entend implémenter, au cours des prochains mois pour renforcer la lutte contre les discriminations à l'embauche et, plus généralement, sur le marché de l'emploi ?

    Dans la Déclaration de politique régionale, le Gouvernement entend adopter des mesures qui favorisent l'objectivation des conditions de recrutement pour l'accès à l'emploi. Les concertations en vue de la mise en œuvre de cet engagement ont-elles débuté ?

    Vu les difficultés rencontrées pour faire reconnaître un diplôme étranger, envisage-t-elle d'interpeller son homologue à la Fédération Wallonie-Bruxelles en charge de l'enseignement supérieur afin d'envisager une nouvelle manière d'assurer l'équivalence des diplômes ?