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Le soutien au métier de débardeur à cheval

  • Session : 2024-2025
  • Année : 2025
  • N° : 191 (2024-2025) 1

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  • Question écrite du 08/05/2025
    • de TELLIER Céline
    • à DALCQ Anne-Catherine, Ministre de l'Agriculture et de la Ruralité
    En Wallonie, ils ne sont plus qu'une poignée à exercer encore le métier de débardeur à cheval. Ce savoir-faire ancestral est plus doux pour les sols forestiers et plus respectueux des écosystèmes que le débardage mécanisé. Pourtant, il est aujourd'hui en voie d'extinction, faute de reconnaissance, de soutien et de relève.

    Le film Fils de débardeur, récemment projeté à Saint-Mard, lance un cri d'alarme et pose une question simple, mais essentielle : que faisons-nous pour sauver ce métier qui incarne à la fois la ruralité, l'écologie et la transmission intergénérationnelle des savoirs ?

    Au niveau de la Wallonie, l'ASBL « Meneurs » a bénéficié d'un soutien financier sous la précédente législature pour une étude sur la situation du débardage au cheval en Région wallonne, dans un premier temps, et pour un plan d'action 2024-2025 suite à cette étude, dans un second temps.

    Mme la Ministre pourrait-elle faire le point sur ce plan d'action et le soutien qu'elle lui accorde, le cas échéant ?

    Plus largement, quelles actions concrètes a-t-elle prévues pour soutenir les débardeurs à cheval, promouvoir ce métier auprès des jeunes et intégrer pleinement cette pratique dans les politiques forestières durables de la Wallonie ?
  • Réponse du 02/06/2025
    • de DALCQ Anne-Catherine
    Je suis convaincue, ainsi que mon administration, de la pertinence indéniable du débardage à cheval par rapport à ses impacts réduits sur le sol ou sur la végétation.

    Utiliser le cheval est un axe à déployer afin de préserver l'état sanitaire de la forêt.

    Dans le cadre de son plan d’action soutenu par le gouvernement wallon, l’ASBL Meneurs a mis en place de nombreuses formations, démonstrations et journées de conseils à destination des propriétaires, des gestionnaires et des étudiants. En effet, 28 journées de formations tant théoriques que pratiques ont eu lieu en école (Universités, écoles supérieures et secondaires) et 47 journées de formation, démonstration ou conseil auprès des gestionnaires et propriétaires tant publics que privés.

    En parallèle, une charte du bon entretien et de bonne utilisation des animaux de traction sur base de données scientifiques a également été rédigée.

    De même, nous avons reçu les différentes associations impliquées dans l’élevage et l’utilisation du cheval de trait en forêt. Un budget est effectivement prévu pour poursuivre le soutien au secteur et surtout continuer la réflexion ensemble avec l’administration sur les opportunités liées à l'utilisation du cheval pour la préservation de nos sols forestiers. D’autres leviers seront aussi étudiés, notamment via la Stratégie forestière régionale et le cahier des charges des ventes de bois.