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Le secteur des entreprises de travail adapté (ETA) en Wallonie

  • Session : 2024-2025
  • Année : 2025
  • N° : 405 (2024-2025) 1

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  • Question écrite du 03/06/2025
    • de DURENNE Véronique
    • à COPPIETERS Yves, Ministre de la Santé, de l'Environnement, des Solidarités et de l'Economie sociale
    Les entreprises de travail adapté (ETA) constituent un maillon important de l'économie sociale en Wallonie. Elles permettent à de nombreuses personnes en situation de handicap de s'insérer dans le monde du travail, de gagner en autonomie et de participer activement à la vie économique de notre région.

    M. le Ministre pourrait-il m'indiquer combien d'entreprises de travail adapté sont actuellement actives en Wallonie ?

    Combien d'emplois représentent-elles aujourd'hui ?

    Quelle a été l'évolution du nombre de travailleurs dans le secteur au cours de ces dernières années ?

    Quel est le pourcentage de ces travailleurs qui sont reconnus comme personnes en situation de handicap ?

    Existe-t-il une liste officielle ou indicative des pathologies ou profils reconnus pour accéder à un emploi dans une ETA ?

    Enfin, M. le Ministre dispose-t-il de chiffres concernant le nombre de personnes atteintes de troubles du spectre de l'autisme actuellement employées dans les ETA wallonnes ?
  • Réponse du 26/06/2025
    • de COPPIETERS Yves
    La Wallonie agrée et subventionne actuellement 49 entreprises de travail adapté.

    Le secteur emploie plus ou moins 10 000 personnes, à savoir :
    - en 2022, 8 297 travailleurs en situation de handicap et 1 867 travailleurs valides ;
    - en 2023, 8 270 et 1 863 ;
    - en 2024, 8 157 travailleurs en situation de handicap. Je ne dispose pas encore du nombre de travailleurs valides.

    Le nombre de travailleurs en situation de handicap s’élève donc à 82 % du nombre total de travailleurs en ETA.

    Il n’existe pas de liste des pathologies permettant d’accéder aux ETA ; celles-ci peuvent accueillir les personnes dont les possibilités d’acquérir ou de maintenir un emploi sont réduites par la suite d’une diminution d’au moins trente pour cent de leur capacité physique ou sensorielle ou d’au moins 20 % de leur capacité mentale, quelle que soit leur déficience ou leur maladie.

    Je ne dispose pas de chiffres concernant les personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme ; il est d’ailleurs difficile de récolter ce type de données, dans la mesure où les taux d’incapacité que je viens d’évoquer sont présumés être rencontrés si la personne désirant entrer en ETA peut fournir une attestation d’octroi d’allocations d’intégration, d’allocations familiales majorées ou encore d’indemnités d’invalidité, sans que la pathologie soit connue.

    Par ailleurs, l’ETA n’a ni la compétence ni la possibilité, étant donné le caractère sensible de ce genre de données personnelles, de formuler un diagnostic ; son objectif consiste à identifier les difficultés d’exécution de ses tâches par le travailleur et à lui apporter un soutien adapté afin qu’il puisse les réaliser dans les meilleures conditions possibles.

    Cela dit, sur base des constatations quotidiennes des ETA, on estime que 41 % des travailleurs en situation de handicap présentent une déficience mentale, 52 % une déficience physique et 7 % une déficience sensorielle.