La suppression de la couche de données relative aux lieux-dits en usage en Wallonie dans l’application CadGIS et le portail WalOnMap
Session : 2024-2025
Année : 2025
N° : 107 (2024-2025) 1
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Question écrite du 11/07/2025
de LAFFUT Anne
à GALANT Jacqueline, Ministre de la Fonction publique, de la Simplification administrative et des Infrastructures sportives
L'application CadGIS ou le portail cartographique de la Wallonie, WalOnMap proposaient jusqu'il y a peu une couche de données reprenant les lieux-dits du territoire régional. Cette couche est aujourd'hui supprimée, car estimée n'être plus à jour, et remplacée par des cartes IGN qui désormais feront foi.
Si ces cartes IGN reprennent bien les lieux-dits importants, les « petites » dénominations n'y apparaissent pas et c'est toute une information qui se perd, importante au niveau local, mais également essentiel à certaines professions, les notaires par exemple, car permettant d'identifier et de localiser plus précisément une parcelle.
Mme la Ministre pourrait-elle, au vu de ces considérations et malgré sa relative imprécision, rétablir la couche de données supprimée, reprenant l'ensemble des lieux-dits en usage sur le territoire ?
Réponse du 04/09/2025
de GALANT Jacqueline
WalOnMap constitue l’outil de consultation des données géographiques publiques wallonnes, accessible via le Géoportail de la Wallonie, développé et géré par mes services. À ce jour, ce portail propose plus de 650 jeux de données standardisés et documentés, dont plus de 90 % sont produits par le Service public de Wallonie (SPW). Certaines données issues des autorités fédérales y sont également redistribuées pour faciliter leur accès aux utilisateurs.
La couche « lieux-dits en usage en Wallonie » ne fait pas partie des données générées ou diffusées par les services du SPW. Il s’agit vraisemblablement d’une couche issue du niveau fédéral, historiquement visible dans l’application CadGIS (gérée par le SPF Finances) ou via les services de l’Institut géographique national (IGN), dépendant du ministère de la Défense. Si cette couche spécifique est au cœur de sa préoccupation, j’invite l’honorable membre à relayer sa demande auprès des ministres fédéraux compétents.
Concernant la toponymie, la Commission royale de toponymie et de dialectologie constitue l’organisme de référence. L’IGN consulte régulièrement cette commission pour établir les toponymes figurant sur ses cartes. Il convient de noter que le niveau de détail des toponymes affichés peut varier selon l’échelle de la carte ou le niveau de zoom utilisé dans l’application Cartoweb de l’IGN.
Pour les utilisateurs à la recherche d’anciens toponymes, le géoportail de la Wallonie propose plusieurs jeux de données historiques, tels que la carte de Ferraris (1777), la carte de Vandermaelen (1850) et les cartes du dépôt de la guerre (1865), ancêtre de l’IGN.
Ces fonds peuvent être facilement activés dans WalOnMap, et des tutoriels vidéo sont disponibles en ligne pour accompagner les utilisateurs dans cette démarche. Le portail cartesius.be, hébergé par l’IGN, offre également un accès complémentaire à des cartes historiques.
En ce qui concerne la localisation précise des parcelles, WalOnMap intègre un outil performant permettant une identification sans équivoque à partir du CAPAKEY ou des identifiants cadastraux (commune, division, section, radical, exposant).
Enfin, j’attire son attention sur l’existence d’un helpdesk cartographique dédié au Géoportail et à WalOnMap. Ce service, accessible par téléphone ou par courriel, est en mesure de répondre rapidement aux questions des utilisateurs et, le cas échéant, de les orienter vers les services compétents.
Je reste bien entendu attentive à toute évolution ou besoin spécifique en matière de données géographiques locales. Dans le cadre de la simplification administrative et de l’amélioration de l’accès à l’information territoriale, je suis ouverte à toute proposition visant à enrichir les outils existants, dans le respect des compétences et des responsabilités de chaque niveau de pouvoir. Je la remercie pour sa vigilance sur ce sujet, qui touche à la fois à la précision des données, à la mémoire du territoire et à l’efficacité des services publics.