La sécheresse et la prévention du risque d'incendie
Session : 2025-2026
Année : 2025
N° : 34 (2025-2026) 1
2 élément(s) trouvé(s).
Question écrite du 12/09/2025
de TELLIER Céline
à DALCQ Anne-Catherine, Ministre de l'Agriculture et de la Ruralité
Cette année 2025 s'inscrit une nouvelle fois dans une vague d'étés anormalement chauds avec des épisodes de sécheresse et de canicule qui arrivent de plus en plus tôt dans l'année et sont de plus en plus longs.
En effet, notre pays a connu une sécheresse significative dès le printemps, marqué par de très faibles précipitations largement inférieures à la normale. Nous avons vécu le deuxième printemps le plus sec de l'histoire en Belgique. La situation s'est aggravée avec des conditions chaudes et sèches au début de l'été, entraînant une baisse des niveaux de nos cours d'eau et des nappes phréatiques en Wallonie.
Ces sécheresses ont de nombreuses conséquences sur l'activité agricole de notre Région, mais aussi sur la santé de nos forêts et le risque d'incendie. Quelles mesures ont été prises en termes de prévention des incendies cet été ?
Quelles sont les recommandations de l’administration de Mme la Ministre, en particulier du DNF à cet égard ?
Quels contacts ont été pris avec le niveau fédéral pour s'assurer d'une mobilisation suffisante des pompiers en cas d'incendie de forêt ?
Quel plan d'action structurel est mis en place ?
Nous avions déjà évoqué ensemble la possibilité de rédiger une circulaire sur les feux de forêt qui rassemble les procédures et mesures d'information utiles et dont les gouverneurs peuvent se saisir.
Mme la Ministre pourrait-elle nous indiquer où en est cette circulaire et quand sera-t-elle disponible ?
Réponse du 07/10/2025
de DALCQ Anne-Catherine
Pour prévenir les risques, plusieurs actions ont été menées : affichage préventif, tournées de surveillance ciblées, information en ligne et contacts avec les partenaires touristiques. Le monitoring réalisé tout l’été a montré que le risque est rarement monté au-delà du niveau « modéré », ce qui a limité les restrictions en forêts publiques. Le CORTEX n’a pas dû réunir de CELEX incendie durant l’été.
Le bilan est donc globalement positif, et nous poursuivons les efforts pour renforcer les outils de prévention et de gestion de crise. Le Gouvernement a d’ailleurs validé en juillet, en première lecture, le projet de décret sanitaire forêt que j’ai proposé.
En parallèle, le DNF travaille avec les zones de secours sur plusieurs chantiers : cartographie, formation et partage d’expérience avec l’Entente Valabre, organisme français qui apporte son expertise en matière de gestion des risques et plus particulièrement des incendies de forêt. Un réseau fédéral sur les feux d’espaces naturels, le Belgian Wildfire Network, sera lancé en septembre à l’initiative des universités de Gand et de l’ULiège Gembloux-Agro-bio Tech. Le DNF y représentera l’administration. L’objectif du Réseau sera dans un premier temps de dresser l’état des connaissances et les besoins des gestionnaires et des services de secours en matière de recherche et d’outils notamment afin de mutualiser au mieux les moyens et mettre en place une stratégie commune à l’échelle du pays.
Le travail est conséquent. Il ne s’agit pas uniquement d’une problématique liée aux forêts, mais à l’espace rural au sens large.
Comme indiqué dans ma réponse à la question écrite de l’honorable membre du mois de mai, il existe une circulaire ministérielle fédérale relative à la planification d’urgence et la gestion de situations d’urgence à l’échelon communal et provincial et au rôle des bourgmestres et des gouverneurs de province en cas d’événements et de situations de crise.
En Wallonie, le SPW ARNE dispose d’un Plan interne d’urgence pour les incendies en espaces naturels, transmis aux gouverneurs et aux bourgmestres, et d’une circulaire fédérale de 2024 sur la planification d’urgence. Une révision de ce plan interne de gestion de crise est en cours de finalisation. Il tient évidemment compte du Plan régional de gestion de crise adopté par le Gouvernement le 15 mai 2025.