Les coupes budgétaires pour les associations environnementales
Session : 2025-2026
Année : 2025
N° : 98 (2025-2026) 1
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Question écrite du 24/09/2025
de CREMASCO Veronica
à COPPIETERS Yves, Ministre de la Santé, de l'Environnement, des Solidarités et de l'Economie sociale
Les associations environnementales ont alerté sur le manque de budget régional qui leur est alloué malgré les enjeux environnementaux auxquels nous faisons face. Comme le souligne le Réseau Idée dans son communiqué de presse, « les investissements dans la protection de la nature, du climat ou de la qualité de l'air sont insuffisants, tandis que des secteurs polluants continuent de bénéficier d'un soutien public important ».
Les mesures d'austérité prises par le Gouvernement plongent de nombreuses associations dans une précarité et une incertitude intenables. Les restrictions budgétaires que M. le Ministre a réalisées ainsi que le flou qui plane sur la pérennisation des moyens financiers en matière de biodiversité, de climat et de développement durable inquiètent 42 % des associations qui travaillent sur ces enjeux en Wallonie.
Faire face à une telle incertitude financière ne permet pas de travailler de manière sereine et constructive pour ces acteurs qui engagent, en Wallonie et à Bruxelles, plus de 1 000 personnes et jouent un rôle crucial dans la sensibilisation et l'action environnementales.
Que répond-il à cette inquiétude légitime des associations environnementales ?
Le conclave budgétaire arrive, peut-il garantir le financement des associations environnementales qui sont indispensables face à l'urgence environnementale ?
Réponse du 25/09/2025
de COPPIETERS Yves
L’inquiétude des associations environnementales est légitime, et je la comprends pleinement. Ces acteurs jouent un rôle crucial dans la sensibilisation, l’accompagnement et l’action concrète sur le terrain.
Comme le révèlent certaines études, l’investissement dans l’éducation à l’environnement n’est pas une dépense accessoire, mais un levier stratégique pour réduire les coûts à long terme. L’éducation à l’environnement favorise des comportements plus soutenables et réduit la consommation de ressources naturelles.
Dans le cadre de mes compétences, la majorité des subventions récurrentes n’ont pas été réduites en 2025 par rapport à 2024. Malheureusement, comme l’honorable membre le sait, le contexte budgétaire contraint n’a pas permis d’assurer leur ajustement à la hausse, ce qui crée, j’en suis conscient, des tensions réelles dans les associations.
Mais il est important de souligner que l’environnement n’est pas porté par un seul portefeuille : il traverse l’ensemble des politiques régionales - nature, biodiversité, développement durable, mobilité, énergie, alimentation, santé… pour lesquels d’autres membres du Gouvernement sont amenés à statuer sur des financements.
Pour ma part, je continuerai à défendre le maintien de moyens suffisants pour permettre d’accompagner au mieux les acteurs de terrain dans leurs missions essentielles.