Les contrats à durée déterminée (CDD) et les contrats à durée indéterminée (CDI)
Session : 2025-2026
Année : 2025
N° : 72 (2025-2026) 1
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Question écrite du 29/09/2025
de AIT ALOUHA Rachida
à JEHOLET Pierre-Yves, Ministre de l'Economie, de l'Industrie, du Numérique, de l'Emploi et de la Formation
Dans le contexte actuel du marché du travail, on entend régulièrement que de nombreux employeurs recourent davantage aux contrats à durée déterminée (CDD) plutôt qu'aux contrats à durée indéterminée (CDI). Cette évolution, si elle se confirme, interroge sur la stabilité et la qualité de l'emploi proposé aux travailleurs en Wallonie.
M. le Ministre dispose-t-il d'éléments permettant d'identifier une tendance en Wallonie concernant la préférence des employeurs pour le CDD ou pour le CDI ?
Quels constats son administration peut-elle poser quant aux pratiques contractuelles actuelles sur notre marché de l'emploi ?
Quelles initiatives la Région wallonne met-elle en place pour encourager les employeurs à proposer davantage de CDI, afin de garantir aux travailleurs une plus grande sécurité et de renforcer l'attractivité de certains métiers ?
Réponse du 21/10/2025
de JEHOLET Pierre-Yves
Selon les données de Statbel, près de neuf salariés sur 10 en Wallonie occupaient, en 2024, un emploi sous contrat à durée indéterminée (soit environ 1 400 000 personnes), tandis qu’un sur 10 exerçait un emploi temporaire (environ 126 000 personnes). Cette répartition est comparable à celle observée au niveau national.
Le recours au travail temporaire concerne une proportion légèrement plus élevée de femmes (11 %) que d’hommes (9 %). Les jeunes occupent une part importante de l’emploi temporaire, plus d’un sur deux occupe un emploi temporaire (53,6 % contre 10 % pour l’ensemble des travailleurs).
Parmi les emplois temporaires, six sur 10 le sont à durée déterminée (CDD), deux sur dix relèvent de contrats d’étudiant et plus d’un sur 10 via un travail intérimaire. Moins de 9 % exercent un travail dans le cadre d’une formation (stage, contrat d’apprentissage, et cetera) ou sans contrat.
Si le FOREm est un canal de diffusion des offres d’emploi important pour les employeurs wallons, les offres connues du FOREm ne peuvent, à elles seules, refléter la demande de travail des entreprises sur le marché wallon.
D’une part, le FOREm ne gère qu’une partie des offres d’emploi disponibles sur le marché de l’emploi wallon. D’autre part, le volume d’offres proposées reflète également l’activité de partenaires privés qui ont recours aux services du FOREm pour diffuser les offres d’emploi de leurs propres clients.
Sur l’ensemble de l’année 2024, 532 623 offres d’emploi ont été diffusées par le FOREm, soit une hausse de près de 30 % par rapport à 2023.
La répartition par type de contrat met en évidence certaines évolutions. La part des offres à durée indéterminée est en recul (29 % en 2023 contre 23 % en 2024), tout comme celle des contrats à durée déterminée (13 % en 2023 contre 9 % en 2024). À l’inverse, les contrats intérimaires avec option de CDI enregistrent la progression la plus marquée, passant de 39 % en 2023 à 47 % en 2024. Ces contrats peuvent constituer une voie d’accès réelle vers un engagement à durée indéterminée.
Le FOREm constate aujourd’hui, parmi les offres d’emploi qu’il diffuse, qu’une part importante d’entre elles proposent des contrats de travail dits flexibles (intérimaire, flexi-jobs, étudiant). Il s’agit certes d’autant d’opportunités d’emploi à proposer au nombre croissant de chercheurs d’emploi à accompagner, eu égard à la structure du chômage en Wallonie caractérisée par une proportion importante de chômeurs de longue durée et de jeunes sans expérience. L’ensemble des initiatives que nous mettons en place au niveau du Gouvernement wallon visent à l’amélioration de ce taux d’emploi.