Le poids socio-économique de la filière équine en Wallonie
Session : 2025-2026
Année : 2025
N° : 117 (2025-2026) 1
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Question écrite du 23/10/2025
de FONTAINE Eddy
à DALCQ Anne-Catherine, Ministre de l'Agriculture et de la Ruralité
À la faveur de sa réponse en commission du 20 octobre dernier, Mme la Ministre m'indiquait : « La filière équestre est un secteur important en Wallonie, qui répertorie environ 131 000 chevaux. Cette filière génère 6 600 emplois et plus de 1 milliard d'euros par an ».
Intuitivement, ces chiffres semblent particulièrement élevés tant en nombre d'emplois que d'impact sur le PIB.
Le nombre d'emplois et son poids socio-économique concernent-ils la Wallonie ou la Belgique ? Le cas échéant, quelle est leur déclinaison régionale ?
Réponse du 20/11/2025
de DALCQ Anne-Catherine
La filière équine en Wallonie est un secteur à fort impact socio-économique. Au 31 décembre 2020, on dénombrait environ 131.000 équidés sur le territoire wallon. Économiquement, le coût moyen mensuel d’entretien d’un cheval en Wallonie est estimé à 605,73 euros, un flux financier annuel de près de 981 millions d’euros uniquement pour l’entretien quotidien du cheptel est donc estimé.
En ajoutant les autres secteurs liés tels que l’import-export ou les paris hippiques, le poids économique total de la filière équine est estimé à 1,148 milliard d’euros.
Ces données 2020-2021 sont en cours de mise à jour avec une estimation 2023 à près de 135 000 chevaux pour la Wallonie, soit une augmentation de 3 % depuis 2020. L’étude estime que 135 000 chevaux génèrent environ 6 750 équivalents temps plein (ETP), selon la règle de 20 chevaux pour 1 ETP.
Ces emplois se répartissent en 3 712 emplois directs et 3 038 emplois indirects, couvrant une grande diversité de métiers qu’ils soient directs comme les gestionnaires de centres équestres, moniteurs, cavaliers, vétérinaires, maréchaux-ferrants, éleveurs, transporteurs, commerçants, organisateurs d’événements ou indirects avec les agriculteurs, fournisseurs, constructeurs et les laborantins.
Ce tissu professionnel montre que la filière équine est non seulement un secteur agricole et sportif, mais aussi un vecteur d’emploi structurant pour l’économie wallonne.