/

Les poissons morts dans la Sambre et les soupçons de pollution

  • Session : 2025-2026
  • Année : 2026
  • N° : 668 (2025-2026) 1

2 élément(s) trouvé(s).

  • Question écrite du 05/02/2026
    • de HAZEE Stéphane
    • à COPPIETERS Yves, Ministre de la Santé, de l'Environnement, des Solidarités et de l'Economie sociale
    Le samedi 31 janvier 2026 en matinée, des citoyens se sont émus d'observer des poissons morts dans la Sambre, en aval de l'écluse de Floreffe.

    D'après un article dans le journal L'Avenir de ce lundi 2 février, les services de la zone de secours Val de Sambre ont été requis sur place. Des plongeurs de la zone ont prélevé des échantillons qui doivent être analysés par les services de la Région. Il pourrait s'agir d'une pollution, mais le commandant de la zone ne l'a pas confirmé.

    M. le Ministre a-t-il été informé de la situation ?

    Ses services ont-ils analysé les échantillons prélevés par les plongeurs de la zone de secours ?

    Quels sont les résultats des analyses ?

    Quelle est la cause de la mort des poissons ?

    S'agit-il d'une pollution ? De quelle nature est-elle ?
    Si cela se confirme, quelle est l'étendue de la pollution ?
    Le cas échéant, une action en responsabilité est-elle prévue ?

    D'autres dégâts sur la faune et la flore de la Sambre ont-ils été constatés ?

    Des mesures de sauvegarde ont-elles été prises, comme l'installation d'un barrage flottant ou autre moyen ?
  • Réponse du 19/02/2026
    • de COPPIETERS Yves
    Je suis en effet informé de l’épisode de mortalité piscicole survenu dans la Sambre le samedi 31 janvier dernier.

    Cet événement a mobilisé le service de garde du Département de la nature et des forêts ainsi que le service de garde SOS Environnement Nature du Département de la police et des contrôles.

    Par mesure de prévention, et afin d’anticiper toute évolution défavorable de la situation, l’appui de la zone de secours Val de Sambre a également été sollicité.

    Les constats effectués sur le terrain ont mis en évidence une mortalité piscicole anormale, concentrée principalement à l’aval de l’écluse de Floreffe, mais observée de manière sporadique sur un tronçon plus étendu.

    Les investigations menées n’ont révélé aucun déversement ni aucune pollution d’origine humaine.

    Aucun autre dégât touchant la faune ou la flore n’a été observé. De même, les relevés physico-chimiques effectués sur place n’ont mis en évidence aucune anomalie particulière.

    Le Département de la nature et des forêts a par ailleurs fait réaliser une autopsie des poissons prélevés auprès de la clinique vétérinaire de l’ULiège. Si l’expertise n’a pas permis d’identifier avec certitude la cause de la mortalité, l’hypothèse d’une virémie printanière de la carpe apparaît comme la plus probable.

    Il subsistera toutefois une part d’incertitude, en raison de l’impossibilité de disposer de prélèvements frais de poissons encore vivants, nécessaires pour une analyse plus concluante.

    Les services compétents ont poursuivi leur surveillance du cours d’eau dans les jours qui ont suivi. La situation s’est rapidement améliorée et est revenue à la normale sans nécessiter de mettre en place des mesures spécifiques de protection.