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L’avenir du centre équestre des lacs de l’Eau d’Heure

  • Session : 2025-2026
  • Année : 2026
  • N° : 259 (2025-2026) 1

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  • Question écrite du 24/03/2026
    • de HAZEE Stéphane
    • à LESCRENIER Valérie, Ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Petite enfance
    Le centre équestre des lacs de l'Eau d'Heure a fait couler beaucoup d'encre notamment suite au reportage de l'émission #Investigation de la RTBF diffusé il y a 3 ans. Plusieurs éléments appellent un suivi attentif pour garantir la bonne gestion des deniers publics et l'avenir de ce site.

    Le reportage précité mettait en lumière des fuites en toiture, des sols inadaptés et des installations potentiellement dangereuses. Un bureau d'études avait coordonné les travaux et la Ministre De Bue, à l'époque, avait indiqué que des mesures seraient prises si des malfaçons étaient confirmées.

    Une expertise technique a-t-elle été formellement commandée pour objectiver l'état du bâtiment (toiture, sols, conformité) ?
    Dans l'affirmative, quelles sont les conclusions de ce rapport ?

    Les garanties décennales des entreprises prestataires peuvent-elles encore être actionnées ?

    Des modifications techniques approuvées en 2015 et 2017 ont acté l'abandon de la construction des box (barns) au profit de l'aménagement des abords. Cette décision surprend pour un centre censé accueillir des chevaux.

    Quelle est la part précise des 800 000 euros de subsides qui reste actuellement bloquée sur un compte ?

    Sous la précédente mandature, la Ministre De Bue indiquait qu'il n'y avait pas de date limite pour l'utilisation de ce subside « tant que l'ASBL démontre sa volonté d'exploitation ».

    Est-ce toujours bien le cas ?
    Le cas échéant, comment la Wallonie s'assure-t-elle dès lors que ces fonds ne sont pas indûment immobilisés alors que d'autres projets touristiques régionaux pourraient en bénéficier ?

    Concernant la mise en concession et l'attractivité du site, un nouvel appel à concessionnaires était en voie de finalisation en 2023.

    Quelles ont été les marques d'intérêt ?
    Le cas échéant, quelles actions ont été entreprises afin que cette infrastructure ne devienne pas un chancre ?

    L'absence de box opérationnels n'est-elle pas un frein majeur à l'intérêt des candidats sérieux ?

    La Région wallonne prévoit-elle d'utiliser le solde du subside pour financer ces installations une fois l'exploitant choisi, ou ces frais devront-ils être intégralement supportés par le privé ?

    Quel est le calendrier précis pour la désignation du repreneur et la remise en service effective du centre ?
  • Réponse du 16/04/2026
    • de LESCRENIER Valérie
    S’agissant de l’opportunité de réaliser une expertise technique formelle, celle-ci n’a pas été commandée pour différentes raisons :
    - d’une part, les garanties décennales liées aux travaux concernés sont aujourd’hui échues, ce qui limite les possibilités d’actions correctrices sur ce fondement ;
    - d’autre part, le bâtiment n’ayant jamais été entièrement finalisé, toute analyse technique exhaustive devrait s’inscrire dans une réflexion plus globale sur son devenir.

    Ces éléments ont conduit à privilégier une approche prospective plutôt que strictement corrective.

    Sur le plan budgétaire, une subvention de 963 000 euros a été octroyée en avril 2015 en faveur de ce projet. À ce jour, un montant de 653 841,19 euros demeure effectivement disponible et affecté au projet sur les comptes des lacs de l’Eau d’Heure, tandis qu’un montant de 309 158,81 euros a déjà été mobilisé pour des travaux de terrassement réalisés sur le site.

    Il est important de souligner que le cadre réglementaire a évolué depuis lors : la réforme du Code wallon du Tourisme fixe désormais une échéance claire, à savoir le 30 juin 2027, pour la finalisation des investissements faisant l’objet d’une demande de subvention introduite avant le 1er janvier 2017. Par ailleurs, compte tenu que l’engagement budgétaire a été effectué en 2015 et les budgets de Tourisme Wallonie étant annuels, ce montant octroyé à l’ASBL ne peut pas être affecté à un autre opérateur touristique. En cas de non-aboutissement du projet dans les délais impartis, les montants non utilisés devront être remboursés.

    Concernant la stratégie de redynamisation du site, plusieurs avancées significatives méritent d’être mises en évidence. Le renouvellement de l’organe d’administration de l’ASBL gestionnaire, conjugué à la définition d’une vision actualisée pour le domaine et au lancement d’un audit global à mon initiative, ont permis de clarifier les perspectives de développement. Dans ce cadre, un appel à manifestation d’intérêt pour le centre équestre a été lancé en février 2026, avec une échéance fixée au 7 mai.

    Cette démarche vise à identifier des opérateurs capables de proposer un projet crédible, tant sur le plan économique que touristique, intégrant la finalisation et la valorisation des infrastructures existantes. L’appel à manifestation d’intérêt permettra de recueillir la vision des opérateurs et, le cas échéant, d’adapter les investissements futurs, ainsi que les modalités de financement.

    S’agissant du calendrier, une phase d’analyse et de présélection est prévue en mai 2026, suivie d’auditions des candidats en juin. La procédure formelle devrait être engagée entre juillet et septembre, pour une attribution envisagée d’ici la fin de l’année 2026. Il va de soi que ce calendrier reste dépendant du nombre et de la qualité des candidatures reçues.

    S’agissant de l’absence de box opérationnels et de son impact sur l’attractivité du site, cet élément est précisément l’un des aspects qui seront analysés dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt. Les projets proposés par les opérateurs devront tenir compte de l’état actuel des infrastructures et des investissements à consentir pour assurer une exploitation crédible.