La nouvelle dégradation du fonctionnement élémentaire du Service public de Wallonie (SPW)
Session : 2025-2026
Année : 2026
N° : 126 (2025-2026) 1
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Question écrite du 24/03/2026
de HAZEE Stéphane
à GALANT Jacqueline, Ministre de la Fonction publique, de la Simplification administrative et des Infrastructures sportives
J'ai dû alerter Mme la Ministre et l’interroger il y a quasi un an sur les difficultés rencontrées par certaines administrations pour s'approvisionner par exemple en produits d'entretien ou en papier WC ou encore pour assurer la maintenance de certains véhicules.
Malheureusement, cela recommence ! En effet, L'Avenir nous apprend il y a quelques jours que le nettoyage n'a plus lieu dans une partie des locaux du SPW, notamment au Cap Sud à Namur et place de Wallonie à Jambes, ou encore dans certains districts territoriaux du SPW MI. De même, certaines directions du SPW MI seraient à nouveau privées de papier WC, mais aussi de café, de thé et même d'eau !
Le SPW évoque à nouveau des difficultés administratives, des visas de l'Inspection des finances...
Mme la Ministre confirme-t-elle l'existence de telles difficultés d'approvisionnement en fournitures de base tels que produits d'entretien, papiers WC, mais aussi en matière de boissons et d'eau ?
Comment est-ce possible que les mêmes difficultés apparaissent alors même qu'elles ont déjà été rencontrées l'an dernier à la même époque ?
Aucun enseignement n'a-t-il été tiré après les difficultés de l'an dernier ?
Peut-elle préciser : - où ces difficultés sont-elles rencontrées et dans quelle ampleur ? - quelles en sont les causes ? - quelles solutions sont en cours pour permettre un fonctionnement des services concernés, et dans quel délai ?
Réponse du 26/03/2026
de GALANT Jacqueline
La question de l’honorable membre tend à assimiler des difficultés de nature essentiellement administrative et procédurale à une politique générale d’économies budgétaires ou à une dégradation volontaire des conditions de travail.
Sur ce point, il est essentiel de rappeler que les situations évoquées ne résultent, et j’insiste sur ce point, ni d’une absence de crédits, ni d’une remise en cause des besoins fonctionnels des services.
Elles sont principalement liées à des décalages temporels entre planification, engagement budgétaire, obtention des visas et exécution des marchés, dans un cadre réglementaire devenu plus exigeant.
Contrairement à l’idée d’une gestion « au coup par coup », le DGM a engagé une approche structurelle et proactive, visant à sécuriser durablement le fonctionnement des marchés de base. Cette démarche vise précisément à éviter la répétition des situations observées, en sécurisant en amont les marchés récurrents indispensables au fonctionnement quotidien de l’administration.
En clair, les difficultés actuelles ne traduisent ni un désengagement, ni une perte de maîtrise, mais bien la transition vers un cadre de gestion plus exigeant, juridiquement et budgétairement, qui peut générer certaines difficultés sur le terrain.